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S'inspirer de la F1 pour la sécurité

Hans Grugger

Hans Grugger

Photo : La Presse canadienne / AP Photo/Kerstin Joensson

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Plongé dans un coma artificiel à la suite de l'intervention chirurgicale qu'il a subie jeudi, Hans Grugger le restera encore pour au moins 3 à 4 jours, selon les médecins qui l'ont opéré.

En conférence de presse, les spécialistes ont avoué que le skieur autrichien n'est toujours pas hors de danger.

« Il n'y a pas de menace à sa vie, mais elle peut intervenir d'une heure à l'autre. Il souffre d'un grave traumatisme crânien », a précisé le neurochirurgien Alois Obwegeser.

Il faudra aussi du temps pour savoir si le skieur de 29 ans gardera des séquelles de cet accident. L'équipe médicale évalue qu'il faudra encore patienter trois ou quatre semaines avant de savoir dans quelle mesure Grugger sera épargné.

En plus du traumatisme crânien, Grugger souffre aussi de lésions aux poumons et de fractures aux côtes. D'autres examens médicaux sont prévus vendredi.

Grugger s'est infligé ces sérieuses blessures lors de la descente d'entraînement à Kitzbühel. Il a été déséquilibré sur le premier saut, le Mausefall, aussi appelé piège à rats. Il a perdu connaissance sur le coup pendant que son corps glissait à toute vitesse sur plusieurs mètres. Les secouristes l'ont immédiatement héliporté vers l'hôpital d'Innsbruck.

Temps pour un changement

Vainqueur du super-G, le Croate Ivica Kostelic sait que le saut où Grugger a chuté ne sera pas modifié pour la descente samedi.

Cependant, l'homme aux cinq victoires depuis le début de l'année aimerait que les organisateurs et les représentants de la Fédération internationale (FIS) s'inspirent de la formule un.

« Ce saut va probablement rester tel qu'il est et pour moi, c'est impossible [de gagner la descente]. Quand Ayrton Senna a eu son accident mortel à Imola (en 1994), il y a eu comme un séisme à la FIA (Fédération internationale de l'automobile). Ils ont tout changé, ils ont changé les règles. Et on voit quelle attention ils portent à la sécurité aujourd'hui », a déclaré Kostelic.

Deuxième du super-G, l'Autrichien Georg Streitberger a lui aussi estimé que le saut incriminé allait « encore beaucoup trop haut et beaucoup trop loin ».

Même son de cloche d'Aksel Lund Svindal, 3e du super-G.

« Kitzbühel, on a un petit peu peur, et parfois très peur. Il n'y a pas beaucoup de descentes qui vous font cet effet, a souligné le Norvégien. Elle est horrible, vous partez et les 30 premières secondes sont un mélange entre tenter d'aller vite et tenter de survivre, c'est pourquoi l'atmosphère est si différente ici. »

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