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Une ministre française attaquée

La ministre française a été prise à partie à Beit Hanun, le 21 janvier 2011.

La ministre française a été prise à partie à Beit Hanun, le 21 janvier 2011.

Photo : AFP / Mahmud Hams

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La ministre française des Affaires étrangères, Michèle Alliot-Marie, a été prise à partie vendredi par des manifestants palestiniens dans la bande de Gaza. Elle n'a cependant pas été blessée, contrairement à ce qui avait été dit précédemment.

Selon Le Monde, la représentante spéciale de la France pour le processus de paix, Valérie Hoffenberg, a cependant reçu un coup à la tête lors d'une bousculade.

L'échauffourée s'est produite lors de la visite de la ministre à l'hôpital Al-Quds, dont l'urgence a pu être réhabilitée en décembre grâce à des fonds français.

À son arrivée à l'hôpital, des chaussures ont été lancées en direction de la délégation française. Son convoi avait aussi été attaqué avec des chaussures et des oeufs lors de son arrivée au poste de sécurité du Hamas.

Les manifestants seraient des proches de prisonniers palestiniens détenus dans des prisons israéliennes choqués par des propos erronément attribués à Mme Alliot-Marie au sujet du sort du soldat israélien Gilad Shalit, détenu à Gaza depuis 2006.

Plusieurs médias, dont la radio israélienne, auraient attribué à Mme Alliot-Marie des propos selon lesquels les ravisseurs du soldat Shalit ont commis un crime de guerre.

Une porte-parole de la ministre française affirme que la ministre a été mal citée à ce sujet. Selon l'Agence France-Presse, les propos en question sont plutôt ceux du père du soldat Shalit.

Dans un communiqué publié jeudi, le Hamas, qui contrôle la bande de Gaza depuis juin 2007, avait aussi dénoncé « la déclaration partiale de la ministre française des Affaires étrangères décrivant l'enlèvement de Shalit comme un crime de guerre ».

Sur l'une des banderoles déployées par les manifestants près de l'hôpital Al-Quds, on pouvait lire : « Il y a Gilad Shalit, mais aussi 7000 prisonniers palestiniens » dans les prisons israéliennes.

Des forces de sécurité du Hamas, au pouvoir dans l'enclave palestinienne, sont intervenues pour permettre au convoi de la ministre française de passer.

Appel à la levée du blocus

Dans un discours prononcé vendredi au Centre culturel français de Gaza, Mme Alliot-Marie a appelé Israël à lever complètement le blocus de Gaza. Cette politique, a dit la ministre « engendre la pauvreté et nourrit la violence ».

« Au nom des valeurs de liberté et de dignité que nous avons en partage, la France appelle Israël à y mettre fin », a-t-elle déclaré.

Mme Alliot-Marie soutient que des mesures d'allégement prises par Israël sont un pas dans la bonne direction, mais qu'il faut maintenant « aller plus loin ».

« Ce sont les importations de biens de construction et de matières premières, les exportations et le libre mouvement des personnes qui doivent désormais être possibles », a plaidé la chef de la diplomatie.

Mme Alliot-Marie a rencontré des dirigeants de l'Agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens (UNWRA), mais aucun responsable du Hamas. « Je n'avais pas à voir les gens du Hamas tant qu'ils n'ont pas cessé les violences et reconnu Israël », a expliqué la ministre.

Israël conditionne la levée du blocus de Gaza à la libération du soldat Shalit, qui a aussi la citoyenneté française.

Avec les informations de Reuters, Agence France-Presse, et Le Monde

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