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Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.
Didier CucheAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Didier Cuche

Photo : La Presse canadienne / AP/Alessandro Trovati

La descente de Kitzbühel en Autriche est de loin l'une des plus mythiques du ski alpin. La seule évocation de son nom suffit à glacer le dos des profanes qui ont aussitôt en tête la vitesse et les plongées vertigineuses de ce haut lieu de la glisse mondiale.

Dans une entrevue avec Claude Quenneville, qui sera diffusée intégralement jeudi soir à l'émission Culture physique sur les ondes de la Première Chaîne de Radio-Canada à 22 h (HNE), le Suisse Didier Cuche nous entraîne dans cette folle dérobade sur deux planches.

« Dès le départ, on est vite entraînés dans le coeur du sujet. Une énorme dénivellation est aussitôt suivie de deux virages très exigeants. Ces derniers débouchent sur un saut monstrueux. Les 30 premières secondes ne laissent aucun répit. Ce n'est qu'ensuite que l'on accède à un chemin plus plat qui nous permet de reprendre notre souffle pendant une dizaine de secondes », explique le vétéran de 36 ans qui repasse le film dans sa tête.

« La portion intermédiaire ressemble à ce que l'on voit ailleurs dans les autres Coupes du monde, c'est-à-dire des pentes, des sauts, des virages intéressants. Puis, vient la partie finale. Les 25 dernières secondes sont dans le même style qu'en haut avec les difficultés qui s'enchaînent. Un saut suivi d'un virage et il y a cette traverse qui est complètement en angle inverse de la ligne d'arrivée. Enfin, ce saut de la fin où il y a deux ans Daniel Albrecht avait chuté lourdement. C'est vraiment une piste où il faut s'accrocher de haut en bas. »

Cuche, premier de l'entraînement jeudi, parle aussi de l'avantage de posséder une vaste expérience et une connaissance de ses propres limites. Il les a parfois dépassés, mais a aussitôt payé le prix en subissant des blessures.

« Ma principale force est d'avoir un ski très sobre, très pausé, très calme. Je possède un bon équilibre et un bon touché de neiges que je n'avais pas à mes débuts. Cela me permet maintenant d'être plus efficace dans les parties de glisse plus enneigées, comme je l'étais déjà dans les phases glacées plus techniques. »

Du point de vue purement sportif, Cuche admet qu'une victoire à Kitzbühel a plus de valeur. Il sait de quoi il en retourne, puisqu'il y est monté quatre fois sur la plus haute marche du podium, dont un doublé descente-super-G en 2010.

Mais du côté médiatique de l'événement, rien ne se compare avec les Jeux olympiques. D'ailleurs, cet illustre champion n'a jamais exploité son potentiel aux JO. En quatre participations, il n'a récolté qu'une médaille, l'argent en super-G à Nagano.

Cuche a aussi reconnu que les futurs récipiendaires du globe de cristal au classement général devront être très forts en slalom et percutants dans les autres disciplines de vitesse. Cuche n'hésite pas à parler d'Ivica Kostelic comme d'une référence en ce sens.

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