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Des travaux sur la migration des oiseaux récompensés

Le biologiste de l'UQAR ,Joël Bêty

Le biologiste de l'UQAR Joël Bêty

Photo : Mario Bélanger/UQAR

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le biologiste Joël Bêty, de l'Université du Québec à Rimouski, reçoit le titre de Scientifique de l'année 2010 de Radio-Canada « pour la démonstration remarquable de l'instinct de conservation qui entraîne les oiseaux dans leurs grandes migrations ».

Ce prix est décerné chaque année par l'émission de radio Les Années lumière.

L'animateur des Années lumière, Yanick Villedieu, le récipiendaire, Joël Bêty et le directeur de l'information à Radio-Canada, Alain SaulnierAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

L'animateur des Années lumière, Yanick Villedieu, le récipiendaire, Joël Bety et le directeur de l'information à Radio-Canada, Alain Saulnier

Photo : UQAR

Le chercheur et son étudiante, Laura McKinnon, ont démontré à l'aide d'une expérience menée dans le Nord canadien que plus hautes sont les latitudes auxquelles nichent les oiseaux migrateurs, plus grandes sont leurs chances d'échapper aux prédateurs.

En effet, à chaque degré de latitude vers le nord, le risque de prédation des oeufs d'oiseaux diminue de 3,6 %. Ceci représente un avantage majeur qui expliquerait pourquoi les oiseaux effectuent ces voyages épuisants, franchissant des continents entiers. Les travaux ont été publiés dans la revue Science.

Un dispositif ingénieux

L'expérience consistait à installer 1555 nids artificiels entre le sud de la baie James et le nord de l'île d'Ellesmere, ce qui représente une distance d'environ 3350 km.

Les chercheurs y ont déposé près de 10 000 oeufs de caille (de vrais oeufs) et noté le nombre d'oeufs détruits par les prédateurs.

oiseau-oeufsAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les oeufs d'un bécasseau croupion blanc.

Photo : Joël Bêty

Après deux jours seulement, les oeufs déposés dans plusieurs dizaines de nids au sud de la baie James étaient complètement détruits. Les prédateurs, surtout des renards, des corbeaux et des goélands, avaient fait leurs ravages. Par contre, très au Nord, près de 60 % des nids étaient généralement intacts après neuf jours.

Les chercheurs concluent que les oiseaux de rivage qui font l'effort de parcourir de grandes distances pour pondre leurs oeufs dans le Haut-Arctique ont davantage de chances de voir naître leurs petits.

« Notre recherche indique que la diminution des risques de mortalité due à la prédation pourrait être le principal bénéfice qui compense les nombreux coûts engendrés par une migration vers le Grand Nord. »

— Une citation de  Le biologiste Joël Bêty

Une telle recherche permet aussi de mieux comprendre le fonctionnement des écosystèmes nordiques. « Dans un contexte de réchauffement de la planète, il sera important de documenter la progression des prédateurs vers le Nord et les conséquences de ces changements sur les oiseaux qui trouvent actuellement refuge dans le Haut-Arctique », ajoute le chercheur.

Le titre de scientifique de l'année est décerné pour la 24e année. Le lauréat sera reçu à l'émission Les Années lumière, ce dimanche 23 janvier, entre 12 h et 14 h, et fera l'objet d'un portrait à l'émission Découverte, le même jour, à 18 h 30.

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