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Une arme contre tous les Norbourg de ce monde

De l'argent canadien

Photo : iStockphoto

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les Québécois qui se font voler de l'argent, notamment par des conseillers véreux, pourront peut-être bientôt bénéficier d'un nouveau fonds d'indemnisation. Ce fonds serait financé par les épargnants. Des universitaires et d'autres experts en feront la proposition jeudi à Montréal.

Cette proposition d'un nouveau fonds « universel » répond à l'appel lancé, le mois dernier, par le ministre des Finances du Québec, Raymond Bachand, qui invitait l'Autorité des marchés financiers (AMF) à consulter la population sur la protection des investisseurs.

Précisons que l'AMF a déjà un fonds d'indemnisation pour les investisseurs floués, mais ce fonds couvre seulement les fraudes et la négligence des conseillers inscrits en bonne et due forme auprès de l'Autorité. La couverture du nouveau fonds proposé serait universelle, c'est-à-dire que tous les épargnants pourraient en bénéficier, qu'ils soient floués par un conseiller inscrit comme Vincent Lacroix ou par un supposé conseiller non inscrit comme Earl Jones.

Les fonds publics ne serviraient pas à financer le nouveau fonds d'indemnisation. Il serait financé à même les placements des investisseurs.

Le groupe d'experts est composé entre autres de Claude Castonguay, ex-président de la Banque Laurentienne et ex-ministre de la Santé, de l'ancien premier ministre Bernard Landry, de l'ex-PDG du Mouvement Desjardins Claude Béland et de l'ex-ministre des Finances Yves Séguin.

Ils ont tenu une conférence de presse jeudi après-midi, à Montréal. Claude Castonguay en a profité pour exprimer le raisonnement derrière la nouvelle proposition.

« Si les gens s'investissent davantage, ils vont devenir de plus en plus conscients des enjeux, a-t-il dit. S'ils ont une protection bien structurée, c'est une chose qui est tout à fait normale. On assure son automobile, on assure sa maison, on assure ses biens contre le vol. On doit les assurer, il me semble, contre la fraude et la négligence, s'il y en a. »

Autre son de cloche du côté de Michel Nadeau, directeur général de l'Institut de la gouvernance d'organisations privées et publiques.

« Ça ne ferait qu'augmenter les coûts pour les épargnants et défavoriser les institutions financières, soutient-il. Chacun doit assumer ses responsabilités, être vigilant. Dire qu'on règle tous les problèmes en transférant le risque à une assurance et en payant quelques dollars de plus par année pour assurer ses épargnes, ce n'est pas la solution, à mon avis. »

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