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Les opposants au projet subissent un revers

Éolienne
Radio-Canada

Le Tribunal administratif du Québec rend un jugement qui approuve une décision de la Commission de la protection du territoire agricole concernant le dézonage d'une partie des terres devant accueillir des éoliennes.

Le projet de la société espagnole Enerfin est de construire un parc de 50 éoliennes à Saint-Ferdinand, à Saint-Pierre-Baptiste et à Sainte-Sophie-d'Halifax. En juillet dernier, la Commission de protection du territoire agricole donnait son accord au dézonage. Toutefois, les opposants avaient vu dans cette décision une occasion de contester le projet.

C'est pour cette raison que la décision a été portée devant le Tribunal administratif du Québec. Ce dernier a siégé à Victoriaville en novembre dernier pour entendre cette cause.

Même si le tribunal approuve la décision de la Commission de la protection du territoire agricole, c'est le gouvernement provincial qui doit donner le feu vert final.

Réactions à cette décision

Les promoteurs du projet sont contents de cette décision rendue. À leur avis, il s'agit d'un obstacle en moins pour la réalisation du projet. Ils souhaitent que le décret du gouvernement soit adopté rapidement afin que la construction commence. La production d'électricité devrait commencer à la fin de 2011.

Le Regroupement pour le développement durable des Appalaches est déçu de cette décision, mais pas surpris. Il faut préciser que le tribunal n'avait pas à juger du bien-fondé du dézonage, mais il avait à déterminer si la Commission de la protection du territoire agricole, dans l'évaluation du dossier, avait fait des erreurs de droits et de faits. Ce qui n'a pas été le cas.

Les opposants soulignent que le Bureau d'audiences publiques en environnement (BAPE) avait émis des réserves quant au projet dans son rapport. « Il faut se rappeler que le BAPE dans son rapport avait été très critique au projet éolien de l'Érable, et qu'au plan économique ce projet-là est très contesté. Au plan de l'acceptabilité sociale, le projet ne passe pas », explique Michel Vachon, porte-parole du Regroupement pour le développement durable des Appalaches.

Le ministère du Développement durable et de l'Environnement poursuit son analyse du dossier avant de soumettre une proposition au conseil des ministres en vue d'un décret.