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Le Canada sur la bonne voie, mais...

Banque du Canada, Ottawa

Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La Banque du Canada est prudente, mais optimiste, dans son plus récent Rapport sur la politique monétaire publié mercredi. La reprise économique mondiale se poursuit à une cadence un peu plus rapide que prévu et cela profite à l'économie canadienne.

De nombreuses incertitudes pourraient cependant assombrir le ciel de la reprise mondiale, affirme la Banque.

L'économie canadienne profite d'un raffermissement de la demande des consommateurs américains qui devraient continuer de se développer tranquillement grâce aux mesures de relance monétaire et budgétaire annoncées récemment.

D'autre part, l'économie des pays émergents est dynamique, marquée par une hausse des dépenses de consommation et d'investissement. On note aussi que la croissance de l'Europe a été « légèrement plus vigoureuse qu'escomptée ».

Pour ces raisons, la Banque du Canada a revu légèrement à la hausse ses prévisions de croissance du produit intérieur brut pour 2011 et 2012.

Prévisions de croissance du PIB (prévisions d'octobre) :

  • 2011 : 2,4 % (2,3 %)
  • 2012 : 2,8 % (2,6 %)

La reprise au Canada se fera en dépit de la force du huard et de la fin du plan de relance de l'économie. L'endettement des ménages canadiens devrait aussi freiner le rythme des dépenses, mais la Banque prévoit que les entreprises profiteront de la vigueur du dollar pour investir et accroître leur compétitivité.

Lors de sa conférence de presse, mercredi, le gouverneur de la Banque du Canada, Mark Carney, a longuement insisté sur les menaces qui pèsent sur l'économie canadienne. Il a notamment insisté sur le manque de compétitivité des entreprises.

Daniel Bordeleau en a parlé avec l'économiste Marc Van Audenrodes de l'Université de Sherbrooke. Écoutez l'entrevue.

L'inconnue : l'Europe

Plusieurs risques planent toutefois à l'horizon. La situation précaire de plusieurs pays européens inquiète la Banque du Canada. Cette région a renoué avec la croissance, mais la crise de la dette et la faiblesse de certaines banques constituent une « source considérable d'incertitude » pour l'ensemble de l'économie mondiale.

« L'assainissement budgétaire plus énergique et de nouvelles craintes quant aux bilans des banques et à la viabilité des finances publiques devraient aussi limiter l'expansion » dans certains pays, peut-on lire dans le rapport.

La Banque du Canada prédit, une fois de plus, que l'économie du pays va renouer avec son plein potentiel d'ici 2012.

Contrôler l'inflation

L'inflation est aussi une source d'inquiétude pour la Banque du Canada. Entre autres, l'appétit des pays émergents pour les produits de base (matières premières, pétrole et denrées alimentaires) risque de se répercuter sur les prix au pays.

Un dynamisme plus important des dépenses des ménages pourrait aussi faire augmenter l'inflation.

Malgré tout, les autorités de la Banque prévoient que l'inflation retournera à la cible de 2 % d'ici la fin de 2012.

Mardi, la Banque du Canada a maintenu son taux directeur à 1 %.

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