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Hausse de 40 % de la masse salariale depuis les fusions

Cols bleus (archives)
Cols bleus (archives) Photo: IStock photo
Radio-Canada

Un des principaux arguments des pro-fusions municipales en 2001 était la mise en commun des ressources et du personnel, en vue de faire des économies. Dix ans plus tard, on constate que pour la Ville de Montréal, la masse salariale a grimpé de 40 % au lieu de diminuer.

En 2002, le budget de la ville fusionnée était de 3 milliards et demi de dollars. Près de 10 ans plus tard et après la saga fusion-défusion, le budget de la Ville de Montréal est passé à presque 5 milliards de dollars. Une augmentation de 37 %, soit deux fois l'inflation, au cours de cette même période.

La masse salariale atteignait 1 milliard et demi de dollars en 2002. Puis, elle a grimpé à 2 milliards de dollars en 2010, une augmentation d'environ 40 %.

Sans parler pour les autres villes de l'île, l'administration de Montréal affirme que c'est le financement des régimes de retraite qui est en cause.

« C'est véritablement le soubresaut du marché financier de 2008 au niveau des régimes de retraite, et quand on regarde l'évolution des salaires, elle a suivi l'inflation au cours des dernières années », soutient le directeur des relations professionnelles au Service du capital humain de Montréal, Jean-Yves Hinse.

Mais le syndicat des cols bleus pense qu'avec la création des arrondissements, le nombre de cadres a augmenté.

« C'est environ 20 % de baisse d'effectif de cols bleus, pendant la même période correspondante, donc fusion et défusion. Malgré le départ de 16 villes, le nombre de cadres est resté le même », répond Marc Ranger, du syndicat des cols bleus de Montréal.

D'après un reportage de Davide Gentile