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Beyrouth craint un retour des affrontements interconfessionnels

L'armée patrouille les rues de Beyrouth

L'armée patrouille les rues de Beyrouth

Photo : AFP / JOSEPH EID

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La tension monte à Beyrouth, au lendemain du dépôt de l'acte d'accusation sur le meurtre de l'ex-premier ministre Rafic Hariri devant le Tribunal spécial pour le Liban (TSL).

L'armée a renforcé sa présence dans les rues après que des centaines de jeunes eurent défilé dans l'ouest de la capitale, bastion du Hezbollah chiite. Les manifestants n'étaient pas armés.

Plusieurs écoles de ce quartier mixte, où cohabitent sunnites et chiites, ont brusquement fermé leurs portes et renvoyé les enfants à la maison, par crainte de violences.

« Il s'agit de mesures pour tranquilliser les citoyens », a indiqué un porte-parole militaire.

Les chefs d'accusation ne devraient pas être connus avant plusieurs semaines, a précisé le procureur général du TSL, mais le Hezbollah s'attend à être mis en cause. Il a déjà fait savoir qu'il se « défendra » contre toute accusation du TSL.

Le premier ministre Saad Hariri et le premier ministre du Qatar, bin Jasem bin Jabr al-ThaniAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le premier ministre Saad Hariri et le premier ministre du Qatar, bin Jasem bin Jabr al-Thani

Photo : AFP / DALATI & NOHRA

Le spectre de nouveaux affrontements interconfessionnels

Le 12 janvier dernier, après avoir échoué à convaincre le premier ministre Saad Hariri de désavouer le TSL, le Hezbollah et ses alliés avaient claqué la porte du gouvernement d'union nationale, provoquant sa chute et replongeant le pays dans une crise politique.

Beyrouth est contraint une nouvelle fois à faire appel à une médiation extérieure pour tenter d'élaborer un nouveau compromis entre les partis. Les ministres des Affaires étrangères de Turquie et du Qatar sont arrivés mardi au Liban.

La veille, un sommet avait réuni à Damas le président syrien Bachar al-Assad, le premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan et l'émir du Qatar Ahmad ben Khalifa al-Thani, qui ont plaidé en faveur d'une nouvelle médiation syro-saoudienne.

La Syrie, qui soutient le Hezbollah, et l'Arabie saoudite, qui appuie Saad Hariri, avaient mené en vain depuis plusieurs mois des efforts en vue d'apaiser les tensions nées de l'enquête du TSL contestée par le parti chiite.

Le Hezbollah a déjà fait savoir qu'il ne voulait pas que Saad Hariri, fils du premier ministre assassiné, soit reconduit dans ses fonctions. Aucune consultation en vue de la nomination de son successeur n'est prévue avant le 24 janvier prochain.

Le président américain Barack Obama, dont le pays considère le Hezbollah comme une organisation terroriste, s'est félicité du dépôt de l'acte d'accusation, « un pas important vers la fin de l'ère de l'impunité des assassinats » au Liban.

Tant le Hezbollah que la Syrie et l'Iran dénoncent le TSL, institué sous l'égide de l'ONU, comme un instrument de la politique israélienne.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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