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Le taux directeur inchangé à 1,0 %

Neige sur la Banque du Canada en décembre. (archives)

Neige sur la Banque du Canada en décembre.

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La Banque du Canada laisse son principal taux inchangé à 1 %, mardi. C'est ce à quoi s'attendaient les économistes, qui rappellent le manque de vigueur de la reprise, le chômage à la hausse et l'endettement des ménages canadiens.

Depuis la fin de la récession, la banque a augmenté son taux trois fois. La plus récente hausse a eu lieu en septembre. Les économistes s'attendent à ce que la Banque du Canada le laisse à son niveau actuel pendant quelques mois.

Dans son communiqué, la Banque du Canada indique que la reprise économique mondiale se poursuit à une cadence un peu plus rapide qu'elle ne l'avait anticipé, même si les risques restent élevés.

« La demande intérieure privée aux États-Unis s'est raffermie et sera renforcée par les mesures de relance monétaire et budgétaire annoncées récemment », explique la Banque du Canada.

En Europe, la croissance « a aussi été légèrement plus vigoureuse qu'escompté. Les défis actuels posés par la situation financière des pays souverains et des banques ralentiront la reprise sur ce continent et constituent une source considérable d'incertitude pour les perspectives de l'économie mondiale. Face à la surchauffe, certaines économies de marché émergentes ont commencé à mettre en place des mesures de politique plus restrictives », ajoute la Banque.

Au Canada

La Banque du Canada indique que la reprise au Canada « est caractérisée par une période de croissance plus modeste et le début du rééquilibrage attendu de la demande. Le soutien apporté par les dépenses publiques devrait s'achever cette année, conformément aux plans budgétaires annoncés ».

Dépenses et investissements

La Banque s'attend à ce que les lourds bilans des ménages freinent le rythme de progression des dépenses de consommation et de l'investissement résidentiel.

« En revanche, les investissements des entreprises devraient continuer à se redresser de façon notable, grâce aux conditions financières favorables et aux impératifs concurrentiels. La contribution des exportations nettes à la croissance devrait être plus prononcée à l'avenir, à la faveur du regain de l'activité aux États-Unis et de la hausse de la demande mondiale de produits de base. Toutefois, les effets cumulatifs de la vigueur persistante du dollar canadien et de la piètre tenue du Canada au chapitre de la productivité relative restreignent ce relèvement des exportations nettes et expliquent en partie l'aggravation du déficit de la balance courante de notre pays, qui se situe à son niveau le plus élevé en 20 ans. »

Dans l'ensemble, la Banque prévoit que le rythme d'expansion de l'économie canadienne s'établira à 2,4 % en 2011 et à 2,8 % en 2012 - ce qui représente un profil d'évolution un peu plus solide que la Banque ne l'entrevoyait dans le Rapport d'octobre.

En raison de la présence d'une offre excédentaire légèrement supérieure dans l'économie à court terme, la Banque continue de s'attendre à ce que l'économie renoue avec son plein potentiel à la fin de 2012.

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