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Deuil national pour un peuple en colère

Scène de désolation au Brésil

Une scène de désolation à Nova Friburgo, au Brésil.

Photo : AFP / MAURICIO LIMA

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La présidente Dilma Rousseff a décrété un deuil national de trois jours à la mémoire des centaines de personnes tuées dans les glissements de terrain déclenchés par les pluies diluviennes des derniers jours dans les zones montagneuses près de Rio de Janeiro.

Un deuil de sept jours a aussi été décrété dans l'État de Rio, où la plupart des victimes ont été surprises dans leur sommeil par des torrents de boue qui ont tout emporté sur leur passage.

Les autorités s'attendent à ce que le bilan des morts, qui est actuellement autour de 600, s'alourdisse et atteigne même le nombre de 1000. Une dizaine de localités agricoles sont toujours isolées et leurs habitants n'ont pas encore été secourus. De plus, les risques d'éboulements restent élevés avec un sol saturé d'eau et le retour de la pluie.

Un chien aux côtés de la tombe de sa maîtresseAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Pour une deuxième journée, Leao est aux côtés de la tombe de sa maîtresse, Cristina Maria Cesario Santana, morte dans les inondations au Brésil.

Photo : AFP / VANDERLEI ALMEIDA

Pendant ce temps, des personnes qui ont survécu aux coulées de boue ont critiqué la lenteur des autorités. En colère, ils affirment que le gouvernement s'est montré incapable de secourir les victimes coincées sur des versants montagneux reculés et de trouver les corps des victimes.

Par exemple, vendredi soir, soit quatre jours après le déclenchement des avalanches de boue et de rochers dans des communautés situées dans des montagnes à l'extérieur de Rio de Janeiro, plusieurs personnes attendaient encore l'aide des autorités. Certaines ont même décidé de partir à la recherche de leurs proches disparus et d'aider les survivants.

Vendredi, l'armée a tenté d'envoyer 11 hélicoptères et 500 hommes pour aider environ 800 secouristes des services de protection des incendies et de l'agence gouvernementale de défense civile. Sous la pluie, elles tentaient d'atteindre les zones touchées. De plus, des nuages bas empêchaient les vols d'hélicoptères.

L'armée et la marine ont également promis de l'équipement de terrassement lourd, des ambulances et des générateurs, ce qui permettrait de poursuivre les opérations de secours pendant la nuit.

Pour sa part, le secrétaire général adjoint des Nations unies pour la réduction des risques de désastres, Margareta Wahlstrom, a déclaré que le Brésil aurait dû être mieux préparé à cette catastrophe.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Associated Press

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