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Tête à tête spectaculaire

Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.
Bilodeau (gauche) en duel contre MarquisAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Bilodeau (gauche) en duel contre Marquis

Photo : AFP / Toshifumi Kitamura

MONT GABRIEL - La Coupe du monde de ski acrobatique s'arrête au Québec depuis 1985. Mais c'est la première fois qu'une épreuve de bosses en parallèle y sera présentée.

Le changement est une initiative de l'Association canadienne de ski acrobatique (ASCA) au grand bonheur des athlètes... et des amateurs, qui auront droit à un spectacle des plus excitants.

Contrairement aux bosses en simple, la technique compte moins. Il suffit d'effectuer une excellente descente en qualifications pour terminer parmi les 16 premiers et, ensuite, tout est une question de vitesse et de gros sauts.

« Il faut pousser fort en haut, faut attaquer, et encore attaquer. Il ne faut pas se soucier d'avoir les deux jambes ensemble tant que ça à l'atterrissage d'un saut », explique le vétéran Pierre-Alexandre Rousseau, auteur de 5 podiums dans la spécialité.

« Si c'était en simple, j'aurais pu exécuter de plus gros sauts. Mais en duel, il faut aller plus vite. En fait, il faut tout faire plus vite. Mais ça va être le fun », renchérit Mikaël Kingsbury, la nouvelle coqueluche de l'équipe nationale.

Outre la qualification matinale, un athlète devra effectuer quatre descentes pour gagner. Plus d'efforts et quatre fois plus de chances de cafouiller.

« C'est plus stressant en parallèle. Il n'y a pas juste deux courses, donc il y a plus de chances de se tromper, de faire des erreurs. Mais je trouve ça amusant. Quand on rentre dans le beat, il n'y a rien qui peut surpasser ça », assure Béatrice Bilodeau.

Pour Rousseau, il n'y a rien comme les bosses en parallèle pour l'apprentissage.

« J'adore ça, tu te pousses, tu repousses tes limites. C'est comme ça que tu t'améliores, parce que tu vas aller plus loin que tu irais normalement. Alors, tu te dis : "ah oui, je suis capable d'aller plus vite et ma technique suit". »

Vitesse et... stratégie

Malgré la vitesse, il faut être un fin renard et bien connaître ses adversaires pour monter sur la plus haute marche du podium. Foi d'Alexandre Bilodeau.

« Il y a des stratégies pour les qualifications, il y a des stratégies pour les finales. Je pense même que c'est plus stratégique en bosses en parallèle qu'en simple parce que tu as un compétiteur. C'est un tête à tête. Ce sont deux jeux différents. C'est un peu comme au hockey, entre une fusillade et un cinq contre cinq », a imagé le champion mondial de la spécialité.

Jennifer HeilAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Jennifer Heil

Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

Jennifer Heil doit bien manier la rondelle parce que personne au Canada ne s'est autant illustré en simple et en parallèle. En plus de ses deux médailles olympiques, la Montréalaise a été sacrée deux fois championne du monde en bosses en parallèle et est actuelle vice-championne mondiale.

Mais une partie de la stratégie samedi reposera un peu sur la chance lors des qualifications. Il faudra d'abord tomber sur le bon parcours. Selon les athlètes, le rouge pardonne plus que le bleu. Ensuite, les huit premiers des qualifications auront l'avantage du choix pour leur premier duel.

Heil s'en tire bien pour commencer puisqu'elle a hérité d'un chiffre impair, 3e au départ, réservé au parcours rouge. Mais peu importe la couleur, la championne de la Coupe du monde a déjà indiqué qu'elle pouvait très bien se débrouiller sur les deux parcours. Pas pour rien qu'elle compte 51 podiums en Coupe du monde, dont 9 dans un duel!

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