•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
Mikaël Kingsbury

Mikaël Kingsbury

Photo : Association canadienne de ski acrobatique

Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

MONT GABRIEL - Ils ont 16 et 18 ans. Ils devaient être les champions de demain, mais déjà, ils excellent.

Alors, il ne faut pas se surprendre que tous les yeux soient tournés vers eux samedi pour l'épreuve de bosses en parallèle de la Coupe du monde de ski acrobatique au mont Gabriel.

Malgré cette soudaine attention, Justine Dufour-Lapointe (16 ans) et Mikaël Kingsbury (18 ans) ne ressentent pas de pression supplémentaire à l'idée de se donner en spectacle devant parents et amis.

En fait, leur discours tient plutôt à un mot : s'amuser. Signe d'une certaine insouciance de la jeunesse?

« J'essaie de ne pas trop penser à ce qui pourrait me donner de la pression. Je fais juste skier et m'amuser, et tout devrait bien aller, affirme Kingsbury.

« Quand tu performes plus jeune, tu ressens moins la pression que les gens plus âgés. Mais je me débrouille bien avec la pression, je crois. Je suis un peu fofolle, j'oublie les choses quand je skie, j'essaie de me casser la tête le moins possible », ajoute la benjamine du clan Dufour-Lapointe.

Avant la saison, Kingsbury, qui en est à sa première année dans l'équipe nationale senior, s'était fixé des objectifs modestes, mais réalistes. Quelques tops 10 auraient fait son affaire. Sauf qu'il débarque au mont Gabriel fort d'une médaille d'or (Beida Lake) et d'une médaille d'argent (Ruka), et il est devant le champion olympique de la spécialité.

« D'habitude, je suis celui qui est dans l'ombre d'Alex (Bilodeau) et des autres. Et là j'arrive et c'est moi que le monde regarde plus. Mais j'aime ça », avoue-t-il en riant.

Kearney, Galysheva et Dufour-LapointeAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Dufour-Lapointe (à droite) sur le podium en compagnie de Kearney (à gauche) et Galysheva

Photo : La Presse canadienne / AP Photo/Laurent Cipriani

Plus extravertie que ses soeurs, Justine, elle, part avec une petite longueur d'avance. Parce que c'est justement en bosses en parallèle qu'elle a décroché sa première médaille en Coupe du monde, le bronze à Tignes.

« J'aimerais ça avoir un podium, je pense que je le sais que c'est réalisable. Donc, j'y crois encore plus. J'espère ne pas me prendre contre mes soeurs en partant. Je préfère qu'on soit sur le podium à trois. »

À sa première saison dans l'équipe canadienne, Justine ne s'attendait pas à trôner en tête du classement familial après trois épreuves. Il faut préciser toutefois que Chloé n'a toujours pas commencé sa saison, victime d'une microfracture lors d'un entraînement à Ruka avant la première épreuve de la saison.

Forcée de ranger ses skis pendant près d'un mois, Chloé a renoué avec son sport seulement après le jour de l'An. Même si elle s'est entraînée vendredi, sa présence est toujours incertaine pour la course. Une décision sera prise samedi.

Les débuts de Béatrice, la fin de P.-A.

Une autre qui apporte un vent de fraîcheur dans le sillon de l'équipe, c'est Béatrice Bilodeau. Habituée de dévaler les pentes du mont Gabriel, la soeur d'Alexandre en sera toutefois à sa première Coupe du monde devant son public, mais à la quatrième de sa jeune carrière.

« J'ai déjà été ouvreuse de piste ici, mais là ça change bien des affaires. Mes amis me rendent nerveuse parce qu'ils me disent : "Hé, j'ai appris que tu faisais la Coupe du monde." Moi, je leur dis de se calmer parce qu'ils me mettent de la pression, soutient la bosseuse de 17 ans.

« J'essaie de garder mon focus. Ce n'est pas parce que c'est une Coupe du monde que je dois être plus stressée que les autres. Mon premier but ici, c'est de gagner de l'expérience, puis surtout de m'amuser. »

Alexandre Bilodeau, Vincent Marquis et Alexandre RousseauAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Alexandre Bilodeau, Vincent Marquis et Alexandre Rousseau

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

Ironiquement, pendant que Mikaël et Justine, et éventuellement Béatrice, rajeunissent les podiums canadiens, Pierre-Alexandre Rousseau participera à sa dernière Coupe du monde en sol québécois.

« Je ne le réalise pas encore. Vu que je suis très compétitif encore et que je suis dans la game, ce n'est pas si dur. Je pensais que ça allait être très dur. Mais finalement, ce n'est pas si dur que ça la dernière année. Je pensais que j'en arracherais mentalement et physiquement, que je ne serais pas capable de suivre les autres. Pour une des rares fois, je me suis sous-estimé », lance le vétéran de 31 ans.

Nul doute que Rousseau tient encore son bout, comme le prouve sa médaille de bronze à Beida Lake, là où Kingsbury avait triomphé. D'ailleurs, comme cadeau de retraite, le Drummondvillois souhaite un autre triplé québécois au mont Gabriel, comme en 2009.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !