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Les méthodes pour encourager le français à l’école en milieu minoritaire doivent changer

Une classe d'adolescents

Une classe d'adolescents

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Un rapport pour promouvoir la langue et l'identité francophone dans les écoles en milieu minoritaire recommande un renouvellement des méthodes pour encourager l'usage du français.

La spécialiste de l'éducation francophone en milieu minoritaire, Phyllis Dalley, estime que les sanctions et les récompenses sont des stratégies désuètes pour encourager les jeunes à parler français dans les cours de récréation.

La chercheuse a mené des centaines d'entrevues avec des élèves et des enseignants de 17 écoles franco-ontariennes depuis trois ans. Elle constate que l'anglais fait son chemin dans la cour de récréation vers la fin de l'élémentaire et au début de l'adolescence. L'omniprésence culturelle de la langue de Shakespeare en serait la cause principale, selon elle.

Mme Dalley donne l'exemple des écoles anglaises de Montréal, où les élèves ne parlent pas français dans la cour d'école.

Plutôt que la carotte et le bâton, Phyllis Dalley propose de valoriser la langue de Molière à travers des activités qui intéressent les jeunes.

À North Bay par exemple, l'école secondaire francophone Odyssée a mis sur pied une télévision scolaire. Matt, 16 ans, y participe et affirme que le projet l'a incité à développer sa connaissance de la langue: « J'ai trouvé pourquoi j'aime le français ici à l'école. »

Le rapport à paraître prochainement, commandé par le gouvernement de l'Ontario, recommandera aux écoles d'organiser de telles activités qui donnent du sens à l'usage du français.

Jurer en français

Par ailleurs, la chercheuse Phyllis Dalley estime qu'il ne faut pas avoir peur de laisser plus de place à une langue plus locale, voire plus familière, car plusieurs enfants en milieu minoritaire n'ont souvent que l'école pour parler leur langue: « Les sacres, qu'on le veuille ou non, font partie de la culture linguistique. »

Selon Phyllis Dalley, quelles que soient les stratégies envisagées, les jeunes doivent toujours faire partie de la solution. C'est le seul moyen de s'assurer qu'ils continueront de se définir comme francophones.

Selon un récent sondage de la Fédération canadienne des enseignants, près de 40 % des élèves en milieu minoritaire hésitent à vouloir inscrire leurs futurs enfants dans une école française.

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