•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

WikiLeaks bat de l'aile

Julian Assange, à son arrivée au tribunal de Belmarsh.

Julian Assange, à son arrivée au tribunal de Belmarsh.

Photo : La Presse canadienne / AP/Lefteris Pitarakis

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

WikiLeaks ne pourra poursuivre ses activités longtemps s'il continue de perdre de l'argent au rythme actuel, soutient son fondateur, Julian Assange.

L'Australien de 39 ans a fait ces commentaires quelques heures avant une brève comparution devant un tribunal britannique, qui a permis de fixer au 7 février le début de l'audience sur la procédure d'extradition vers la Suède dont il fait l'objet.

À sa sortie du tribunal, M. Assange s'est dit « satisfait » du résultat des audiences. Il a ajouté que WikiLeaks continuerait son travail « sans relâche » et allait accélérer la publication de nouvelles révélations « dans des journaux partenaires dans le monde, de petits et de grands journaux, et par l'intermédiaire de certaines organisations de défense des droits de l'homme ».

Dans de précédentes entrevues accordées à des médias français, M. Assange s'était cependant montré moins optimiste quant à l'avenir du site Internet qu'il a fondé.

« Nous ne pourrons pas survivre au train où vont les choses », a-t-il dit au micro d'Europe 1. « L'argent des donateurs a du mal à nous arriver parce que tous nos comptes sont bloqués. J'estime que nous perdons 500 000 euros [640 000 $] par semaine. »

Dans une autre entrevue diffusée mardi sur les ondes de France Info, Julian Assange s'était aussi montré déterminé à ce que WikiLeaks continue de publier des documents secrets, comme il le fait depuis le mois de décembre avec les notes diplomatiques américaines.

« Les attaques que nous subissons n'ont jamais été aussi fortes, mais en même temps, le soutien que nous recevons n'a jamais été aussi important », a-t-il dit. « Quoi qu'il arrive, nous continuerons. Le nombre de publications quotidiennes s'est intensifié ces derniers temps et va continuer à augmenter. »

Dans un communiqué publié peu avant qu'il ne comparaisse au tribunal de Belmarsh, Assange a demandé à ce que les personnalités politiques ou les médias qui tiennent des propos incitant à la violence soient poursuivis. La déclaration fait directement référence à la fusillade qui a fait six morts à Tucson, en Arizona.

« Aucune organisation du monde n'est plus engagée dans la défense de la liberté de parole que WikiLeaks, mais quand des politiciens de renom ou des représentants des médias en vue appellent au meurtre de certaines personnes ou de groupes, ils devraient être poursuivis pour incitation au meurtre », a-t-il soutenu.

Un État de droit ne peut tolérer que des membres de la société en vue appellent au meurtre et à l'assassinat d'individus ou de groupes.

Une citation de :Julian Assange

« Ceux qui appellent au meurtre partagent une partie de la responsabilité avec ceux qui appuient sur la détente », a-t-il poursuivi, en évoquant la « rhétorique violente » utilisée par certaines « personnalités » à son endroit.

Assange a évoqué le nom de l'égérie de la droite américaine, Sarah Palin, mais pas celui de l'ancien conseiller de Stephen Harper, Tom Flanagan, qui a aussi tenu des propos violents à son endroit.

Assange, qui est en liberté conditionnelle depuis le 16 décembre, a brièvement comparu devant le tribunal de Belmarsh, mardi, dans le cadre de la procédure d'extradition lancée par Stockholm.

La justice suédoise veut l'interroger dans deux dossiers d'allégations de crimes sexuels contre des collaboratrices suédoises de WikiLeaks. L'audience avait pour unique objectif de fixer une date pour entendre l'affaire sur le fond.

Julian Assange continue d'affirmer qu'il est victime d'une machination politique ourdie contre lui afin d'empêcher WikiLeaks de poursuivre ses activités. Les autorités suédoises affirment plutôt que les informations dont elles disposent sont sérieuses et n'ont rien à voir avec les activités du site.

Depuis qu'il a payé une caution de 240 000 livres (370 000 $) M. Assange vit chez un ami dans un manoir de la campagne anglaise. Il est soumis à un couvre-feu et porte un bracelet électronique.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !