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Un concert pour souligner les deux ans du lock-out

Journal de Montréal
Photo: La Presse canadienne / Peter McCabe

Un concert-bénéfice aura lieu le 24 janvier pour marquer le deuxième anniversaire du lock-out au Journal de Montréal.

Ce concert de solidarité réunira entre autres les Zapartistes, le groupe Karkwa, Damien Robitaille et Bernard Adamus.

Le 24 janvier 2009, les 253 syndiqués du Journal de Montréal ont été mis en lock-out par leur employeur Quebecor.

« Un concert de solidarité, ça ramasse des sous pour pouvoir se tenir debout encore plus longtemps, puisque c'est ça qu'on nous impose. Et c'est aussi une façon de se rassembler avec la population, avec des artistes, avec notre monde, avec d'autres syndicats », a expliqué lors d'un point de presse le président du Syndicat des travailleurs de l'information du Journal de Montréal (CSN), Raynald Leblanc.

Un concert semblable avait eu lieu à pareille date l'an dernier.

Un conflit qui perdure

M. Leblanc a affirmé que les négociations avec la direction du quotidien n'avaient pas progressé depuis octobre dernier. Les syndiqués avaient alors rejeté à 90 % l'offre patronale. Le syndicat a fait une contre-offre, à laquelle l'employeur n'a toujours pas répondu, selon le syndicat. « Il n'y a rien sur la table pour l'instant », ajoute M. Leblanc.

Le quotidien a été publié sans interruption depuis le début du conflit, le 24 janvier 2009. Il est alimenté par le travail des cadres du journal ainsi que des journalistes travaillant pour d'autres médias appartenant à Quebecor Media.

Une pétition a été lancée pour appuyer les syndiqués en lock-out et compterait maintenant près de 35 000 noms, selon M. Leblanc. « Les personnes s'engagent à ne plus lire le journal et à ce que leur nom soit publié. Des entreprises nous ont signifié qu'elles se dissociaient du journal [pour leurs publicités]. Il faut envoyer un message très clair à Quebecor », affirme M. Leblanc.

Le syndicat affirme que l'issue au conflit dépend d'une modification du Code du travail pour revoir les dispositions anti-briseurs de grève. Le syndicat a d'ailleurs qualifié de frileuse la position de Québec dans le conflit.

Une commission parlementaire doit avoir lieu à ce sujet à Québec, au début de février.

La direction du journal affirme vouloir changer en profondeur les façons de faire au quotidien, notamment pour les adapter aux nouveaux médias et pour faire face au contexte difficile qui sévit actuellement dans la presse écrite. Elle estime ainsi avoir besoin de beaucoup moins d'employés et veut procéder à d'importantes mises à pied.

Revenant sur son communiqué du 28 octobre, Quebecor dit toujours vouloir « conclure un règlement honorable et satisfaisant pour toutes les parties, par respect et reconnaissance des nombreuses années de services de la grande majorité de ses employés ».

Avec les informations de La Presse canadienne