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Une veille de référendum marquée par des violences

Un affiche pour le référendum au Sud-Soudan

Photo : AFP / KHALED DESOUKI

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des civils ont été tués samedi par des hommes armés inconnus à Abyei, une région pétrolière située entre le Nord et le Sud du Soudan.

Ces violences interviennent à la veille du référendum sur l'indépendance du Sud-Soudan. Il pourrait mener à la partition du plus vaste pays d'Afrique situé entre le Nord musulman et le Sud chrétien.

Au moins six rebelles auraient été tués lors d'une attaque contre des soldats sudistes dans le comté de Mayom. Certaines sources avancent le chiffre de neuf morts. Selon des responsables humanitaires, des attaques se seraient produites dans d'autres comtés de l'État d'Unité. L'ONU a ouvert des enquêtes sur ces violences.

Les incidents de samedi ravivent les craintes d'un regain de violences pendant le référendum, alors que le Sud-Soudan est en effervescence à la veille de sa tenue.

Vendredi soir, un grand concert pour l'indépendance a réuni des milliers de jeunes à Juba. Des politiciens occidentaux et même la vedette américaine George Clooney ont visité la région.

La participation de la population au vote et le respect des normes démocratiques demeurent les grandes inconnues de cette consultation. Selon la loi référendaire, au moins 60 % des quatre millions d'électeurs doivent voter pour que le résultat soit valide.

Les autorités du Sud-Soudan ont déployé 60 000 policiers à l'occasion de la tenue du scrutin. La commission électorale a précisé que les bulletins ont été distribués dans tous les centres.

Khartoum s'est engagé à reconnaître le résultat de ce scrutin. Toutefois, dans une entrevue livrée sur les ondes de la chaîne arabe Al-Jazira, le président soudanais Omar El-Béchir a estimé que le Sud n'a « pas la capacité de créer un État ou une autorité ».

Pour sa part, le chef sudiste Salva Kiir a appelé samedi à la « coexistence pacifique » entre le Nord et le Sud du Soudan.

La consultation, tenue à compter de dimanche, se poursuivra pendant une semaine. Elle porte sur de l'unité avec le reste du Soudan ou la sécession.

Il appert qu'une partition semble inévitable à l'issue de ce référendum qui avait été prévu avec l'accord de paix conclu en 2005 entre le Nord et le Sud. Il avait permis de mettre fin à une guerre civile de plus de vingt ans qui avait fait deux millions de morts.

Avec les informations de Agence France-Presse

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