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Les jeunes Algériens en colère

Manifestation dans le district de Amel, à Oran, le 6 janvier

Manifestation dans le district de Amel, à Oran, le 6 janvier

Photo : AFP

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Pour une deuxième journée consécutive, plusieurs quartiers d'Alger ont été le théâtre d'émeutes de jeunes qui protestent contre le coût de la vie et le chômage chronique, jeudi.

C'est la récente flambée des prix du lait, du sucre et de la farine qui est à l'origine de la colère des jeunes Algériens, depuis la fin de décembre, ainsi qu'une frustration plus latente issue du constat que le commerce des ressources pétrolières du pays ne s'est pas traduit par une hausse du niveau de vie pour tous.

« Ils ont raison ces jeunes : ils n'ont pas de travail, pas de logement, pas de visas [pour l'étranger] et maintenant, ils n'ont même pas de pain ou de lait! »

— Une citation de  Amara Ourab, résidente quinquagénaire de Bab el Oued

Dès le début de l'après-midi, les commerces ont fermé leurs vitrines, et les voitures ont déserté le centre-ville de la capitale algérienne.

En début de soirée, le quartier d'El Biar a été pris d'assaut par une quarantaine de jeunes armés de sabres qui se sont attaqués à de nombreuses boutiques.

Avant d'être encerclés par les policiers, les manifestants ont saccagé un restaurant et vidé une bijouterie, selon les habitants du quartier.

D'importantes manifestations se sont également déroulées à nouveau dans le quartier très peuplé de Bab el Oued, qui a été survolé par des hélicoptères. Les policiers, lourdement armés et très nombreux, ont fait usage de canons à eau et de gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants.

Dans l'est d'Alger, le quartier appelé « des bananiers » et le quartier pauvre de Belcourt ont aussi subi des saccages.

Selon un témoin, le tribunal d'Akbou, près de Bejaia, aurait aussi été incendié en fin de journée.

Selon un témoin, la contestation aurait gagné plusieurs quartiers populaires de Constantine, grande ville de l'Est algérien. Des manifestants y auraient coupé plusieurs routes avec des pneus incendiés.

De l'autre côté de la frontière, la Tunisie voisine est elle aussi en proie à de violents troubles sociaux provoqués par le chômage et une révolte des jeunes contre leurs conditions de vie précaires.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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