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Le Tunisien qui s'est immolé par le feu succombe à ses blessures

Mohamed Bouazizi, l'universitaire et vendeur ambulant qui s'est immolé par le feu (28 décembre 2010).

Le président tunisien Zine El-Abidine Ben Ali visite Mohamed Bouazizi, un vendeur ambulant qui s'est immolé par le feu (28 décembre 2010).

Photo : AFP / Présidence tunisienne

Radio-Canada

Le jeune homme à l'origine des manifestations populaires contre le chômage en Tunisie est mort des suites de ses blessures.

Mohamed Bouazizi, un jeune vendeur itinérant, s'était immolé par le feu devant la préfecture de Sidi Bouzid, dans le centre du pays, à la mi-décembre. Il avait posé ce geste pour protester contre la saisie par la police des fruits et des légumes qu'il vendait.

Le diplômé universitaire de 26 ans n'arrivait pas à trouver de travail stable et vendait des produits dans la rue pour gagner un peu d'argent pour sa famille.

Des sources syndicales ont expliqué que des agents municipaux avaient maltraité Mohamed Bouazizi et l'avaient empêché de porter plainte. De leur côté, les autorités affirment que le jeune homme ne possédait pas de permis commercial.

Son geste désespéré a donné lieu depuis à d'importantes protestations sociales dans cette région. Les manifestations se sont ensuite étendues ailleurs au pays, donnant lieu à des violences entre manifestants et policiers.

Plus de 5000 personnes ont participé aux funérailles de Mohamed Bouazizi, mercredi après-midi, selon le syndicaliste Kamel Laâbidi. Selon cette même source, la police a empêché le cortège funèbre de défiler devant le siège de la préfecture à Sidi Bouzid, où Mohamed Bouazizi avait attenté à ses jours.

Le sang de Mohamed ne partira pas en vain!

Cri de la foule présente aux funérailles

Le pouvoir dénonce « l'exploitation de cet incident à des fins politiques malsaines » par des partis d'opposition et des médias étrangers. Le gouvernement accuse notamment la chaîne qatarie Al-Jazira de s'acharner contre la Tunisie.

Électricité coupée à Sidi Bouzid

Par ailleurs, toujours dans la région de Sidi Bouzid, l'électricité a été coupée dans un quartier après qu'une femme et ses trois enfants sont montés dans un pylône à haute tension, menaçant de se suicider si les autorités ne faisaient rien pour les aider à sortir de leur situation économique précaire.

Le 22 décembre dernier, un jeune homme de 24 ans, Houcine Neji, avait escaladé ce même poteau électrique en criant qu'il en avait assez de la misère et du chômage, avant de s'électrocuter, selon le dirigeant syndicaliste Ali Zari. Les autorités tunisiennes contestent toutefois cette version, écartant la thèse du suicide. Elles ont ouvert une enquête sur cette affaire.

Deux autres personnes sont mortes depuis le début des troubles sociaux. Un adolescent a été abattu par la police le 24 décembre et un homme de 44 ans, atteint par des tirs policiers le même jour, est mort des suites de ses blessures, jeudi dernier.

Manifestation à Tunis, le 27 décembreAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Manifestataion à Tunis, le 27 décembre

Photo : AFP / Fehti Belaid

Avec les informations de Agence France-Presse, et Associated Press

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