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Les Ukrainiens irrités par la place réservée à Holodomor

Le Musée canadien des droits de la personne doit ouvrir ses portes en 2012.

Le Musée canadien des droits de la personne doit ouvrir ses portes en 2012.

Radio-Canada

Le Musée canadien des droits de la personne de Winnipeg n'est pas encore inauguré que le contenu de ses expositions sème déjà la controverse.

L'Association ukrainienne-canadienne des droits civils demande à Ottawa de créer un comité consultatif indépendant pour décider du contenu du futur Musée canadien des droits de la personne.

L'organisme est insatisfaite de la place accordée à Holodomor, l'extermination par la faim des Ukrainiens au début des années 30, orchestrée par le régime soviétique, qui a fait six millions de victimes.

Pour le moment, il est prévu que l'holocauste et l'histoire des peuples autochtones aient leur propre zone d'exposition permanente dans le musée alors que la place du génocide ukrainien sera dans celle consacrée aux atrocités de masse, une section qui répertoriera différents crimes contre l'humanité.

L'association a lancé une campagne de cartes postales pour manifester son mécontentement, invitant les Canadiens à envoyer massivement des cartes au bureau du ministre du Patrimoine, James Moore, pour qu'il mette sur pied un comité consultatif.

Le ministère n'a encore reçu aucune carte, indique une porte-parole du bureau de James Moore, Codie Taylor. Par ailleurs, on se défend au ministère du Patrimoine de se mêler des affaires du musée. Même s'il est en grande partie financé par le gouvernement fédéral, on veut qu'il soit indépendant, précise-t-on du côté du ministère.

Quoi qu'il en soit, le Musée canadien des droits de la personne, le premier musée fédéral à être érigé en dehors d'Ottawa, dont la construction coûtera 310 millions de dollars, ouvrira ses portes en 2013 sur le site historique de La Fourche.