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Vers un nouveau test de détection performant

Une cellule cancéreuse

Une cellule cancéreuse

Radio-Canada

Un test sanguin capable de dépister la moindre cellule maligne avant que le cancer ne soit détecté par les examens habituels pourrait être accessible dans les hôpitaux d'ici deux ans.

La compagnie pharmaceutique américaine Johnson & Johnson a annoncé un accord avec l'Hôpital général du Massachusetts pour tester puis commercialiser un test sanguin capable de détecter le cancer avant les autres tests.

Cette nouvelle technologie a le potentiel d'offrir un test facile à effectuer pour détecter et dénombrer les cellules cancéreuses et aussi pour en déterminer les caractéristiques biologiques.

Robert McCormack, Veridex, filiale de Johnson & Johnson

Cet instrument d'analyse se présente sous la forme d'une micropuce informatique. Il est capable de détecter la présence de la moindre cellule cancéreuse en circulation dans le sang grâce à des marqueurs génétiques et à des protéines. Il contient un éventail d'anticorps qui s'attachent à la surface des cellules cancéreuses et les rend lumineuses, afin de faciliter leur détection et leur capture pour analyse.

Ainsi, la présence de trois cellules cancéreuses par échantillon de sang débouche sur un mauvais pronostic, indiquant probablement que la maladie continue de progresser.

Selon ses créateurs, le test devrait éventuellement remplacer les techniques actuelles de dépistage comme les mammographies, les coloscopies et les biopsies, puisqu'il est plus sensible et qu'il permet de détecter la présence d'un cancer avant qu'il ne soit découvert par les méthodes de dépistage existantes.

Récolter les informations contenues dans ces cellules dans un contexte clinique in vitro pourra aider à sélectionner les traitements et à voir comment les malades y répondent.

Robert McCormack

Les résultats des recherches effectuées sur cette micropuce avaient été publiés dans la revue médicale New England Journal of Medicine ainsi que dans le magazine Nature.

La FDA, l'agence américaine de réglementation des médicaments, a déjà autorisé la commercialisation de cette technologie, dite CTC, (Circulating Tumor Cell) pour dénombrer les cellules cancéreuses chez des malades souffrant de cancers du sein, de la prostate ou du côlon qui se sont généralisés.

D'autres travaux avaient aussi montré que la plupart des cancéreux avaient des cellules malignes en circulation dans le sang, signe que le cancer s'était déjà propagé ou était sur le point de faire des métastases.

D'ailleurs, l'équipe française menée par le Dr Jean-Louis Viovy, de l'Institut Curie, avait annoncé en septembre 2010 la mise au point d'un type de laboratoire sur puce pour détecter et analyser les cellules tumorales dans des microbiopsies de malades atteints de différents types de leucémie. Leurs travaux avaient été publiés dans les Annales de l'Académie nationale des sciences américaine. Ces mêmes chercheurs travaillent sur une nouvelle génération de puce afin de détecter des cellules tumorales dans le sang, comme la micropuce de Johnson & Johnson.

Avec les informations de Agence France-Presse

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