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Fin d'une bataille juridique de 20 ans

Écoliers
Photo: iStockphoto
Radio-Canada

La Division scolaire franco-manitobaine a pris possession le 31 décembre dernier du terrain de Scott Screen and Wire, l'entreprise mitoyenne de l'École Taché. L'une des priorités de la DSFM sera de rattacher la garderie le P'Tit Bonheur à l'école.

Il a fallu près de 20 ans de négociations et de bataille juridique avant d'aboutir à l'expropriation. « Nous avons hâte de pouvoir nous retrouver tous ensemble et de ressembler vraiment à une communauté, puisque nous étions éparpillés un peu partout », souligne la directrice de l'École Taché, Maryvonne Alarie.

Si le contentieux a duré si longtemps, c'est en raison des enjeux financiers, estime le premier directeur général de la Divison scolaire franco-manitobaine, Raymond Bisson. « On aurait pu trouver une solution beaucoup plus rapidement que cela. À mon avis, on faisait affaire avec des gens qui voulaient profiter de la situation », estime-t-il.

La DSFM démolira les bâtiments de l'entreprise Scott Screen and Wire avant de procéder à une analyse du sol. Le directeur général de la DSFM, Denis Ferré, espère que le site pourra être nettoyé d'ici au printemps.

La garderie le P'tit Bonheur, qui est logée présentement à l'école Marion, pourra ainsi intégrer l'École Taché, ce qui réjouit la présidente du conseil d'administration de la garderie, Marie-Josée Lacombe O'Grady. Selon elle, la garderie a dû refuser des inscriptions en raison du manque d'espace pour accueillir les bambins et des problèmes de stationnement.

Pour l'heure, la DSFM n'avance aucune date pour le déménagement de la garderie. La balle se trouve dans le camp de la province, estime le président du comité scolaire de l'École Taché, Jean-Claude Bernheim. « Je pense que s'il y a une volonté politique de la province d'offrir à la communauté francophone une école convenable pour que les élèves puissent y avoir accès en grand nombre, ça pourrait se faire assez rapidement ».

La Division scolaire franco-manitobaine se penchera ensuite sur l'avenir des classes portatives qui accusent déjà un âge certain.