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Mahmoud Abbas, entre symbolique et critique

Le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a reçu la visite d'une des colombes relâchées lors d'une cérémonie au Brésil où il a posé la première pierre d'une ambassade palestinienne.

Le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a reçu la visite d'une des colombes relâchées lors d'une cérémonie au Brésil où il a posé la première pierre d'une ambassade palestinienne.

Photo : AFP / Adriano Machado

Radio-Canada

Une première représentation diplomatique dans l'hémisphère ouest pour un éventuel État palestinien a commencé à prendre forme vendredi, au Brésil, tandis que les pourparlers de paix avec Israël sont en lambeaux.

Le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a posé la première pierre d'une ambassade de Palestine lors d'une cérémonie à Brasilia. M. Abbas a du même coup fait ses adieux au président brésilien Luiz Inacio « Lula » da Silva, qui cèdera sa place samedi à sa dauphine Dilma Rousseff.

Le président Abbas a lâché plusieurs colombes, en signe de paix, au cours de la cérémonie, dont l'une s'est posée sur sa tête, provoquant rires et applaudissements.

M. Abbas a remercié le Brésil d'avoir reconnu, début décembre, la Palestine comme « un État libre et indépendant à l'intérieur des frontières de 1967 », c'est-à-dire avant la guerre des Six Jours avec Israël et l'occupation de la bande de Gaza et de la Cisjordanie qui a suivi. L'Argentine, la Bolivie et l'Équateur ont fait de même, tandis que l'Uruguay a promis de le faire en 2011.

Pour un plan, plutôt qu'un processus

Dans un discours enregistré télévisé, Mahmoud Abbas a estimé qu'un plan international devait se substituer au processus de paix, des négociations « inutiles sous leur forme actuelle », a-t-il dit. « Nous demandons donc au Quartette pour le Proche-Orient [NDLR : États-Unis, ONU, Union européenne, Russie] et aux différentes institutions de l'ONU, à commencer par le Conseil de sécurité, d'élaborer un plan de paix conforme à la légalité internationale au lieu de poursuivre ce qui est devenu en fait un processus de gestion plutôt que de résolution du conflit », a résumé le président de l'Autorité palestinienne.

M. Abbas s'est montré particulièrement critique au sujet de la position américaine sur la question de la colonisation, depuis la relance des négociations avec Israël sous l'égide des États-Unis, le 2 septembre dernier. Il a qualifié de « paradoxal » le fait que des « responsables américains proclament leur rejet de la colonisation et de l'annexion de Jérusalem-Est sans que nous constations aucun acte ni mesure pour contrer la poursuite par Israël de ses plans de colonisation ».

Mahmoud Abbas a affirmé que la poursuite de la colonisation compromettait la création d'un État palestinien, « ce qui nous impose à tous d'autres choix dont on ne peut prévoir l'issue », a-t-il dit.

Israël-Palestine, les racines d'un conflit. Consultez notre dossier.

Le Conseil de sécurité des Nations unies doit bientôt examiner un projet de résolution palestinien et arabe pour un arrêt de la colonisation juive. Des analystes estiment qu'il sera alors possible de voir si les États-Unis, à titre de membre permanent du Conseil, continueront d'exercer leur veto en faveur d'Israël.

Avec les informations de Agence France-Presse

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