•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Manifestation contre les violences racistes à Moscou

Un homme tient une affiche disant : « La Russie sans fascisme », lors d'une manifestation à Moscou, le 26 décembre 2010.

Un homme tient une affiche disant : « La Russie sans fascisme », lors de la manifestation de Moscou.

Photo : AFP / Alexey Sazonov

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2010 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

À Moscou, plus de 2000 personnes ont manifesté dimanche sur la place Pouchkine contre les récents affrontements à caractère ethnique qui ont secoué la capitale russe.

L'Agence France Presse rapporte que le gouverneur de la région de Kirov, Nikita Belykh, l'opposant Vladimir Ryjkov ainsi que plusieurs acteurs, musiciens et journalistes connus ont pris part à la manifestation de dimanche organisée à l'appel de l'écrivain Viktor Chenderovitch pour dénoncer la « xénophobie ».

En effet, le racisme gagne du terrain en Russie depuis la chute de l'URSS. Des centaines de milliers de personnes originaires du Caucase russe et d'Asie centrale vivent et travaillent dans les grandes villes russes pour échapper à la misère dans leur région d'origine.

Le 11 décembre dernier, une manifestation devant le Kremlin a dégénéré en affrontements entre des policiers et, d'autre part, des milliers de militants d'extrême droite et de partisans de football venus réclamer justice pour l'un des leurs. Il avait été tué dans un affrontement avec des Caucasiens.

Des milliers de nationalistes slaves et des partisans sportifs étaient alors descendus dans les rues pour scander « la Russie à tous » ou « la Russie sans fascisme ». Les émeutiers avaient alors affronté les policiers et s'en étaient pris à des personnes originaires de la région du Caucase.

Les jours suivants, la police avait arrêté des centaines de personnes à Moscou et à Saint-Pétersbourg. Ces événements, qui ont eu lieu près du Kremlin, avaient soulevé des doutes quant à la capacité du gouvernement de contenir une vague grandissante de xénophobie dans le pays.

Ces incidents ont suscité une vague de violences qui ont fait des morts. Vendredi dernier, le président russe Dimitri Medvedev avait critiqué la police pour avoir réagi trop lentement lors des émeutes.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Associated Press

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !