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L'Équateur reconnaît la Palestine comme un État indépendant

Des jeunes Palestiniens du village de Beit Surik portent un drapeau palestinien (archives)
Des jeunes Palestiniens du village de Beit Surik portent un drapeau palestinien (archives) Photo: AFP / Pedro Ugarte

L'Équateur vient de reconnaître l'indépendance de la Palestine, devenant ainsi le quatrième pays d'Amérique du Sud à le faire cette année.

Le président équatorien, Rafael Correa, a signé vendredi la reconnaissance diplomatique de « l'État de Palestine libre et indépendant dans ses frontières de 1967 », c'est-à-dire avant l'occupation des territoires palestiniens par Israël dans la foulée de la guerre de 1967.

Cette décision, qui vise à « soutenir l'aspiration légitime du peuple palestinien », sera « fondamentale pour aboutir, grâce au dialogue et à la négociation, à la coexistence pacifique des pays » du Moyen-Orient, a indiqué par communiqué le ministère équatorien des Affaires étrangères.

Le président Rafael Correa (archives)Le président Rafael Correa (archives) Photo : PC / AP/Patricio Realpe

Quito emboîte ainsi le pas au Brésil, à l'Argentine et à la Bolivie, qui ont tous manifesté leur soutien diplomatique officiel au peuple palestinien au cours du mois de décembre. L'Uruguay a déjà indiqué qu'il ferait de même en 2011.

Le fait que des États reconnaissent ainsi un État palestinien à l'intérieur des frontières de 1967 a pour but de donner du poids aux solutions de rechange aux Palestiniens advenant l'échec des pourparlers de paix avec Israël. Les négociations directes, qui ont repris début septembre après un arrêt de près de deux ans, ont été suspendues quelques semaines plus tard, avec l'expiration du moratoire sur la colonisation israélienne dans les territoires palestiniens.

Les Palestiniens posent la reconnaissance des frontières d'avant 1967, moyennant des modifications mineures, comme condition à la reprise des discussions avec les Israéliens.

La décision des États latino-américains a suscité les « regrets » d'Israël et la désapprobation des États-Unis, pour qui « toute action unilatérale est contre-productive ».

Avec les informations de Agence France-Presse