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Yvon Deschamps se retire de la vie publique

Yvon Deschamps lors de sa participation aux Grandes entrevues Juste pour rire.
Yvon Deschamps lors de sa participation aux Grandes entrevues Juste pour rire. Photo: La Presse canadienne / ho/ARTV
Radio-Canada

L'humoriste Yvon Deschamps met fin à sa vie professionnelle et publique.

C'est ce qu'il annonce dans une lettre envoyée aux journalistes de Rue Frontenac.

Celui qui a fait rire les foules pendant 53 ans précise qu'il songe à se retirer depuis deux ou trois ans : « J'aspire à une vie calme et sans stress pour les dernières années de ma vie », écrit-il.

Il poursuit : « Je mets fin à ma vie professionnelle et publique. Fier de ce j'ai accompli, heureux que mes premiers monologues revivent au théâtre. »

Le comédien Benoît Brière travaille actuellement sur un spectacle qui mettra en vedette les monologues d'Yvon Deschamps. Ce spectacle intitulé Le boss est mort sera présenté en 2011.

Yvon Deschamps a confirmé à la Fondation du Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CHUM) qu'il continuera à être leur porte-parole bénévole malgré l'annonce de sa retraite.

Dans le cadre de la campagne de financement de la Fondation du CHUM, l'humoriste travaille à la promotion des soins et au bien-être des patients. Dans cet engagement qui remonte à 2008, Yvon Deschamps prête son nom et son image. L'entente ne prévoit pas qu'il accorde des entrevues.

On ne sait pas encore si les autres causes qu'endossent Yvon Deschamps, comme l'Association sportive et communautaire du Centre-Sud et une campagne contre la maltraitance des personnes âgées, deviendront orphelines de leur porte-parole.

Des excuses aux journalistes en lock-out

Cette annonce de son retrait de la vie publique, l'humoriste la fait en post-scriptum à une lettre adressée aux journalistes de Rue Frontenac. Dans cette lettre, il s'excuse pour une entrevue accordée au Journal de Montréal dans le cadre de la promotion du spectacle Le boss est mort.

Dans sa lettre, Yvon Deschamps admet avoir commis une erreur en accordant cette entrevue. Il explique qu'il ne veut pas être « mêlé à quelque conflit que ce soit » et qu'il n'a pas voulu prendre position. C'est exactement le contraire qui s'est produit, reconnaît l'humoriste.

En ne voulant pas prendre parti, j'ai pris parti.[[citation auteur="Yvon Deschamps" ]]

La lettre contient trois fois des excuses. Non seulement Yvon Deschamps adresse-t-il des excuses aux journalistes en lock-out du Journal de Montréal, mais aussi aux autres syndiqués qu'il croit avoir bafoués par son geste.

Le ton de la lettre est celui d'un homme qui semble ébranlé par ce qu'il appelle une « bourde » de sa part. Il souhaite que cet incident malheureux permette que quelque chose de positif sorte de cette histoire.

L'auteur du monologue Les unions, qu'ossa donne? affirme qu'il n'a pas agi par malice ou parce qu'il aurait retourné sa veste.

Il est très important que vous sachiez que je suis toujours le même et que ce geste insensé n'est pas un signal que maintenant je me fous des travailleurs et des syndiqués.[[citation auteur="Yvon Deschamps" ]]

Il conclut en indiquant qu'il croit toujours au syndicalisme comme la seule manière « d'assurer la protection des travailleurs ». Pour lui, c'est « la façon la plus civilisée d'organiser le travail, et d'établir les rapports de force entre le patronat et les travailleurs ».

Les journalistes du Journal de Montréal sont en lock-out depuis le 24 janvier 2009.

La direction du Journal de Montréal n'a pas l'intention de faire de commentaires.