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Un gaz radioactif dans l'eau de Chelsea

Du gaz radon
Radio-Canada

Un nouveau problème de radon dans les maisons fait surface à Chelsea, en Outaouais, où la présence de ce gaz dans l'eau inquiète les citoyens.

Ce gaz incolore et inodore est présent dans la terre et peut s'accumuler dans les maisons et dans d'autres bâtiments, où il pénètre par des fissures dans les fondations.

Les citoyens de la municipalité étaient conscients de la présence de radon dans l'air, mais ignoraient jusqu'à maintenant qu'il se retrouvait aussi dans l'eau potable.

L'eau de Chelsea contient un taux de radon de 3,3 millions becquerels par mètre cube. Selon Santé Canada, il est extrêmement rare que le radon dans l'eau dépasse 2 millions de becquerels par mètre cube.

Le radon est considéré comme étant la principale cause du cancer du poumon, après le tabagisme.

« Jusqu'à maintenant, j'ai eu cinq clients dans la région de Chelsea qui ont fait des prélèvements de l'eau et dans tous les cas, ils sont dans l'ordre du million de becquerels par mètre cube », souligne Yves Parent, ingénieur d'une entreprise fournissant des services dans le domaine du radon, Rn Services.

La situation préoccupe les citoyens de Chelsea parce que l'ampleur du problème est toujours inconnue. Le Canada n'a aucune norme sur la dangerosité du radon dans l'eau et aucune étude n'a encore été réalisée. Les résidants doivent faire tester leur eau aux États-Unis faute d'installation adéquate au pays.

Selon les spécialistes, il est important de traiter le radon présent dans l'eau. En ne traitant le gaz que dans l'air, la substance restera dans la maison. Un système pour éliminer ce gaz pour coûter jusqu'à 5000 $.

Radon dans l'air

Au Canada, les normes avaient été resserrées en octobre 2008. Santé Canada avait ramené la limite acceptable d'exposition au radon de 800 (une norme qui datait de 1988) à 200 becquerels par mètre cube. Au-delà de cette limite, une résidence est estimée à risque. En guise de comparaison, la limite jugée acceptable par les autorités américaines est de 150 Bq/m3.

De plus, le seuil accepté de radon dans l'air a été divisé par 10 par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) en 2009, qui s'inquiète de ses effets sur la santé humaine.

Le danger que représente le radon dans les maisons a été mis en évidence en 1984. Un employé d'une centrale nucléaire américaine avait alors déclenché les détecteurs de radioactivité en arrivant au travail. Après deux semaines d'enquête, la source de radioactivité anormale a été identifiée: un taux de radon très élevé dans la cave de sa résidence, sans relation avec son travail.