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George Mitchell reprend son va-et-vient au Proche-Orient

George Mitchell en discussion avec Mahmoud Abbas, mardi, à Ramallah.

George Mitchell en discussion avec Mahmoud Abbas, mardi, à Ramallah.

Photo : AFP / Pool/Abbas Momani

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2010 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'envoyé spécial du président américain Barack Obama pour le Proche-Orient affirme que les États-Unis restent déterminés à ce qu'un « État indépendant et viable de Palestine vivant côte à côte en paix avec Israël » voit le jour.

George Mitchell a fait cette déclaration mardi, au terme d'une rencontre qu'il a qualifiée de « longue et fructueuse » avec le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, à Ramallah, en Cisjordanie.

Cette rencontre s'inscrit dans le cadre des pourparlers indirects que Washington a décidé de poursuivre, après que les négociations directes se soient effondrées en raison du refus de l'État hébreu de cesser de construire des logements pour ses colons en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, ne serait-ce que pour 90 jours.

« Comme nous nous y attendions, il y a eu de très nombreuses difficultés, des obstacles et des revers », a admis M. Mitchell au terme de son entretien avec Mahmoud Abbas. Il a ajouté : « Nous demeurons déterminés à persévérer dans nos efforts jusqu'à ce que nous parvenions à la conclusion que nous voulons tous ».

Rien de concret n'a filtré de ces discussions à Ramallah. Un porte-parole de Mahmoud Abbas, Nabil Abou Roudeina, et le négociateur palestinien Saeb Erekat se sont contentés de dire que George Mitchell a présenté des « idées ».

« Nous attendrons que le comité de suivi de la Ligue arabe en discute et décide, d'autant plus que la partie israélienne n'a pas encore fait connaître sa position sur les idées américaines », a déclaré M. Roudeina.

M. Mitchell a eu un entretien de trois heures avec le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou, lundi, à Jérusalem.

« Pour le moment, ce n'est qu'un début. Il n'y a encore aucune décision. Nous allons poursuivre les discussions avec nos frères arabes pour décider des prochaines étapes », a ajouté M. Roudeina.

Selon AFP, Saeb Erekat a écrit à la secrétaire d'État Hillary Clinton en prévision de la rencontre avec M. Mitchell. Il lui aurait signifié que l'Autorité palestinienne demande des « garanties écrites et des réponses » de l'administration Obama avant de reprendre des pourparlers avec Israël, qu'ils soient directs ou indirects.

L'Autorité palestinienne demanderait d'une part l'arrêt complet de toute construction en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, et d'autre part la reconnaissance de l'État palestinien à l'intérieur des frontières d'avant-1967.

À défaut d'obtenir cet engagement, l'Autorité palestinienne demanderait aux États-Unis de ne pas bloquer ses efforts diplomatiques pour obtenir une telle reconnaissance aux Nations unies.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Associated Press

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