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L'Union européenne impose des sanctions à Gbagbo

Les fidèles de Laurent Gbagbo en Côte d'Ivoire.

La tension persiste en Côte d'Ivoire

Photo : AFP / SIA KAMBOU

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2010 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Face au refus de Laurent Gbagbo, président sortant ivoirien, de quitter le pouvoir, les ministres de l'Union européenne ont décidé, lundi, de prendre des sanctions.

Ils ont gelé les avoirs et interdit de visa vers l'Europe toutes les personnes qui « font obstruction aux processus de paix et de réconciliation nationale et en particulier menacent le bon aboutissement du processus électoral  ».

Sont notamment visés les responsables qui ont refusé de se placer sous l'autorité du président reconnu vainqueur de l'élection présidentielle du 28 novembre dernier par la communauté internationale, Alassane Ouattara.

L'Union européenne va même plus loin. Elle prépare des mesures de soutien à Alassane Outtara toujours confiné dans son quartier général installé dans un hôtel d'Abidjan.

Un premier face à face depuis l'élection a eu lieu lundi entre les forces des deux présidents qui se disputent le pouvoir. Les forces de sécurité fidèles à Laurent Gbagbo ont bloqué le quartier général d'Alassane Ouattara pendant quelques heures.

Selon un porte-parole des Nations unies, la mission de maintien de la paix en Côte d'Ivoire (ONUCI) a reçu l'ordre de protéger le gouvernement de M. Ouattara.

Regain de tension à prévoir

Les tensions risquent pourtant de perdurer, le premier ministre nommé par le vainqueur officiel de l'élection, Guillaume Soro, ayant annoncé qu'il s'installerait, vendredi, avec ses ministres au siège du gouvernement à Abidjan, toujours occupé par Laurent Gbagbo. Une marche sur le siège de la Radio-Télévision ivoirienne d'État devrait aussi avoir lieu jeudi afin d'installer le nouveau directeur nommé par Alassane Ouattara.

Dans cette perspective, Laurent Gbagbo a prolongé d'une semaine le couvre-feu en vigueur depuis la veille de l'élection et qui devait initialement s'achever mardi matin. Il sera cependant raccourci de deux heures par jour.

La victoire d'Alassane Ouattara au second tour de la présidentielle a été reconnue par de nombreux pays mais Laurent Gbagbo a rejeté les appels des États-Unis, de la France et de l'Union européenne à démissionner. Tous deux ont prêté serment et formé des gouvernements la semaine dernière.

Entre une vingtaine et une soixantaine de personnes selon les sources auraient été tuées depuis le second tour du 28 novembre.

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