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La SSJBM contre l'anglicisation de la santé

Mario Beaulieu

Mario Beaulieu

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2010 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal s'inquiète de la place du français dans les institutions de santé de Montréal ayant un statut bilingue.

Lors d'une conférence de presse tenue devant le nouvel Institut de réadaptation Gingras-Lindsay, le président de la SSJBM, Mario Beaulieu, a appelé Québec à agir pour freiner son anglicisation.

La fusion récente en une seule entité de l'Institut de réadaptation de Montréal et de l'Hôpital de réadaptation Lindsay en a fait le plus important centre hospitalier de réadaptation au Québec.

Or, la direction a fait une demande auprès de l'Office québécois de la langue française (OQLF) pour étendre à toute l'institution le statut bilingue obtenu à l'origine uniquement pour l'Hôpital Lindsay. En vertu de la loi, il faut pour cela que plus de 50 % de la clientèle soit anglophone.

Nous autres, on pense que ça devrait rester en français. [...] De simplement envisager de lui donner un statut bilingue, on trouve que ça n'a pas de sens. Ce qu'on voit, c'est une tentative d'anglicisation.

Une citation de :Mario Beaulieu

Le directeur adjoint de l'Institut, Pascal Mailhot, estime pour sa part qu'il est abusif de parler d'un processus d'anglicisation et parle plutôt d'une démarche purement technocratique, l'Institut devant mettre à jour son statut linguistique à la suite de la fusion.

Il ajoute que le statut bilingue sera vraisemblablement refusé par l'OQLF, car la clientèle de l'Institut fusionné est majoritairement francophone.

La SSJBM veut par ailleurs que la ministre responsable de la Charte de la langue française, Christine St-Pierre, révise la situation des hôpitaux qui ont un statut bilingue, mais dont la clientèle n'est plus majoritairement anglophone.

Les hôpitaux qui ont un tel statut ont droit à l'affichage bilingue à l'intérieur de leurs murs, peuvent rédiger leurs communications internes en anglais et, dans certains cas, embaucher du personnel unilingue anglophone.

Selon M. Beaulieu, une étude de l'OQLF démontrerait que 18 % des patients francophones des institutions billingues affirmaient avoir été en contact avec du personnel ne connaissant pas suffisamment le français.

D'après un reportage de Caroline Jarry

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