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Le risque de fuites touche aussi les entreprises

Un homme devant son ordinateur
Photo: iStockphoto
Radio-Canada

Les entreprises ne sont pas à l'abri des fuites d'information et peuvent elles aussi se retrouver sur WikiLeaks ou d'autres sites Internet, préviennent de nombreux experts.

La plupart des fuites d'information sur Internet ne proviennent pas de cyberpirates, mais d'employés désireux de dénoncer une situation irrégulière.

Afin de contrer les fuites gênantes, la juricomptable de chez Meyers Norris Penny, Ryna Ferlatte, recommande aux entreprises de se doter d'une ligne téléphonique confidentielle de dénonciation pour les employés. Selon elle, les employés sont plus susceptibles de se tourner vers WikiLeaks, Facebook et Twitter s'ils ne perçoivent aucune autre solution.

De grandes entreprises comme Rona, Air Canada et Sears possèdent déjà une telle ligne téléphonique.

Le Québec en retard

Selon le titulaire de la Chaire de recherche en droit de la Sécurité et des affaires électroniques de l'Université de Montréal, Vincent Gautrais, le Québec a cependant du retard en matière de sécurité informatique.

Près des deux tiers des entreprises de la province n'ont même pas réfléchi à la manière de protéger les données qu'elles convertissent, croit-il.

Et l'approche n'est pas la même selon que l'on soit aux États-Unis ou au Canada. Au sud de la frontière, les employeurs surveillent et cherchent à contrôler leurs employés, souligne Vincent Gautrais. Ce genre de pratiques est cependant plus difficile à appliquer au Canada en raison d'une interprétation plus large du concept de vie privée.

Pour sa part, le consultant en ressources humaines Michel Plante, de l'entreprise Pragma, Affaires et Technologie, estime qu'il est illusoire de chercher à contrôler les fuites d'information, car un trop grand contrôle empêche les employés de faire leur travail.

Bank of America dans la mire de WikiLeaks

Le fondateur du site Internet WikiLeaks, Julian Assange, actuellement derrière les barreaux, compte dévoiler au début d'année prochaine des documents confidentiels au sujet de l'institution financière Bank of America.

Dans les heures qui ont suivi cette déclaration la semaine dernière, la valeur des actions de cette grande banque américaine a chuté de 3 %.

Les informations que WikiLeaks entend publier sur cette banque seraient de l'ampleur du scandale financier d'Enron au début des années 2000, selon Julian Assange.