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Israël autorise une reprise partielle des exportations

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2010 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Israël a annoncé mercredi qu'il autorise une reprise des exportations de certains biens en provenance de la bande de Gaza, dont des produits agricoles, des meubles et du textile. Le Hamas, qui dirige l'enclave palestinienne, soutient que cette annonce n'est rien d'autre que de la propagande israélienne.

Un camion transportant des fleurs et des fraises franchit le point de passage de Kerem Shalom.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Un camion transportant des fleurs et des fraises franchit le point de passage de Kerem Shalom.

Photo : AFP / Saïd Khatib

« Le cabinet de sécurité a décidé de prendre de nouvelles mesures qui vont permettre d'accroître les exportations de marchandises de la bande de Gaza », indique un communiqué du bureau du premier ministre Benyamin Nétanyahou.

« Il s'agit ainsi de faciliter la vie à la population qui vit sous le régime de répression et de terreur imposé par le Hamas », ajoute le communiqué.

Un porte-parole de l'armée israélienne, le major Guy Inbar, indique que les exportations vers la Cisjordanie et l'étranger reprendront graduellement d'ici peu. Selon Associated Press, elles ne pourront cependant être destinées au marché israélien.

Le major Inbar soutient par ailleurs qu'Israël va autoriser 400 camions à franchir le point de passage de Kerem Shalom au milieu de l'an prochain, comparativement à 250 actuellement.

Un porte-parole du Hamas, Sami Abu Zuhri, a assimilé cette annonce à de la propagande. « Il s'agit d'une autre manoeuvre israélienne visant à donner l'impression qu'ils assouplissent le blocus de Gaza ». L'État hébreu, dit-il, continue d'empêcher les matériaux de construction d'entrer dans la bande de Gaza.

En visite mercredi à Jérusalem, l'envoyé spécial du Quartette pour le Proche-Orient Tony Blair a dit se réjouir de ce « pas significatif », tout en disant qu'il reste « beaucoup à faire » pour faciliter le commerce à Gaza.

À l'heure actuelle, les agriculteurs gazaouis ne peuvent exporter que des fleurs et des fraises.

Selon l'Association de l'industrie du textile de Gaza, l'industrie du textile était évaluée à 39 millions de dollars en 2005, avant qu'Israël ne décrète son blocus, et 70 % de cette production était exporté. L'industrie, qui employait 37 000 travailleurs il y a dix ans, n'en emploie plus que 1500.

Selon un économiste basé à Gaza, Omar Shaban, une bonne partie de la machinerie des industriels du textile est aujourd'hui désuète ou endommagée, et les pièces de rechange nécessaires à leur bon fonctionnement ne peuvent toujours pas entrer à Gaza, en raison du blocus.

Le blocus de la bande de Gaza est en vigueur depuis que les islamistes du Hamas ont pris le contrôle du territoire au terme d'un bref conflit armé avec le mouvement laïque du Fatah en juin 2007. Israël évoque des raisons de sécurité pour maintenir ce blocus, dont souffrent plus de 1,5 million de Palestiniens.

Israël a légèrement assoupli son blocus terrestre le 17 juin, quelques jours après que l'armée israélienne eut donné l'assaut contre une flottille humanitaire internationale qui tentait de le « briser ». Le raid avait tué neuf civils et enclenché un mouvement de protestation international. Le blocus maritime est cependant resté en vigueur.

La reprise des exportations annoncée mercredi survient quelques heures à peine après que Washington eut annoncé qu'il abandonnait l'idée de persuader Israël d'adopter un nouveau moratoire de 90 jours sur la construction de logements en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, comme l'exigeait l'Autorité palestinienne. Cette décision confirme en quelque sorte la fin des négociations de paix directes entreprises à la fin de l'été.

Avec les informations de Associated Press, et Reuters

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