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Les États-Unis renoncent au moratoire sur la colonisation

Le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou, la secrétaire d'État américaine Hillary Clinton et le président palestinien Mahmoud Abbas à l'ouverture des pourparlers de paix à Washington

Le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou, la secrétaire d'État américaine Hillary Clinton et le président palestinien Mahmoud Abbas à l'ouverture des pourparlers de paix à Washington

Photo : AFP / Jewel Samad

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2010 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Après des semaines d'efforts infructueux, les États-Unis ont abandonné l'idée d'obtenir un gel de la colonisation israélienne en Cisjordanie dans le but de relancer les pourparlers de paix au Proche-Orient.

Washington se concentrera désormais sur les « problèmes centraux » du conflit, a indiqué mardi le porte-parole du département d'État américain, Philip Crowley. Sous couvert de l'anonymat, un diplomate américain de haut rang a précisé que Washington rechercherait un accord sur les questions de la sécurité et des frontières.

Cette nouvelle approche devrait être discutée la semaine prochaine à Washington, où sont attendus négociateurs israéliens et palestiniens, a ajouté M. Crowley.

En refusant de décréter un moratoire sur la colonisation, le gouvernement israélien a rejeté la paix, a réagi un responsable palestinien sous couvert de l'anonymat. Les Palestiniens posaient la prolongation du gel de la colonisation en Cisjordanie, mais également à Jérusalem-Est, qui avait expiré fin septembre, comme condition à la reprise des négociations.

Relancés en septembre après 20 mois d'interruption, les pourparlers avaient d'ailleurs échoué sur cette question quelques semaines plus tard.

En novembre, lors d'un entretien marathon avec la secrétaire d'État américaine Hillary Clinton, le premier ministre Nétanyahou avait accepté d'envisager un nouveau moratoire de 90 jours, en échange d'importantes garanties diplomatiques et sécuritaires, dont des avions de chasse américains.

Il avait cependant refusé de soumettre cette proposition au vote de son cabinet de sécurité tant qu'il n'aurait pas de confirmation écrite des engagements américains. Israël n'a jamais reçu cette lettre, selon l'Agence France Presse.

M. Crowley a affirmé que des responsables américains avaient été en contact avec les parties, mardi, soulignant que les tentatives américaines de relancer les pourparlers n'étaient « pas suspendues » malgré les difficultés.

Si le blocage des discussions persiste, les Palestiniens envisagent de solliciter une reconnaissance américaine de l'État palestinien sur les frontières de 1967, c'est-à-dire avant l'occupation israélienne. En cas de refus, ils pourraient porter cette demande devant le Conseil de sécurité, voire l'Assemblée générale de l'ONU.

Rappelons que l'Argentine a reconnu lundi, après le Brésil quelques jours plus tôt, l'État de Palestine à l'intérieur des frontières de 1967. L'Uruguay a annoncé qu'il comptait les suivre en 2011.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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