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Le camp des Casques bleus népalais montré du doigt

Radio-Canada

L'épidémie de choléra qui sévit en Haïti est bel et bien partie du camp des Casques bleus népalais, estime un rapport d'expert remis au ministère français des Affaires étrangères, a indiqué une source proche du dossier à l'Agence France Presse.

Des eaux usées provenant du camp népalais sont déversées dans un cours d'eau le 27 octobre dernier.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des eaux usées provenant du camp népalais sont déversées dans un cours d'eau le 27 octobre dernier.

Photo : La Presse canadienne / AP/Ramon Espinosa

« Le foyer infectieux est parti du camp des Népalais » situé à Mirebalais près du fleuve Artibonite. [...] Le point de départ est localisé très précisément », a dit cette source, en se basant sur les conclusions du rapport du professeur français Renaud Piarroux, épidémiologiste envoyé en mission en Haïti par la France à la demande du ministère haïtien de la Santé.

« Il n'y pas d'autre explication possible que ça sur le développement de l'épidémie dans un contexte où il n'y avait pas de choléra dans le pays, et compte tenu de l'intensité, de la vitesse de propagation et de la concentration de vibrion [NDLR: bacille] dans le delta de l'Artibonite », a-t-elle ajouté.

« L'explication la plus logique, c'est l'introduction massive de matière fécale dans le fleuve de l'Artibonite en une seule fois », a poursuivi cette source. « Le seul élément manquant c'est l'établissement formel à partir d'analyses et de prélèvements de la présence du vibrion chez les Népalais ».

Cette conclusion risque de renforcer la perception des Haïtiens, qui accusent déjà les Casques bleus népalais d'avoir importé la maladie, qui a fait 1882 morts dans le pays, selon le dernier bilan fourni vendredi dernier par le ministère haïtien de la Santé.

Des analyses faites à la fin du mois d'octobre par le Centre de contrôle et de prévention des maladies (CDC) des États-Unis avaient déjà statué que la souche de la maladie présente en Haïti était similaire à une souche sud-asiatique.

Le CDC soutenait qu'on ne saurait probablement jamais comment le choléra avait été importé en Haïti. La maladie peut se transmettre par de l'eau, de la nourriture ou une personne infectée.

Les soupçons envers les Casques bleus sont alimentés par le fait que leur camp se trouve tout près d'un affluent de la rivière Artibonite, et que les premiers cas se sont déclarés chez des gens ayant bu de l'eau en aval.

La MINUSTAH, la force de maintien de la paix de l'ONU, a déjà fait savoir que tous les tests effectués dans le camp népalais se sont révélés négatifs.