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L'ONU retire son personnel non essentiel

Des partisans d'Alassane Ouattara chantaient « Nous ne voulons pas Gbagbo », lundi, dans le quartier Koumassi d'Abidjan.
Des partisans d'Alassane Ouattara chantaient « Nous ne voulons pas Gbagbo », lundi, dans le quartier Koumassi d'Abidjan. Photo: La Presse canadienne / AP Photo/Rebecca Blackwell
Radio-Canada

Les Nations unies commencent mardi à retirer leur personnel non essentiel en Côte d'Ivoire, soit environ 460 personnes. Ces départs ne touchent cependant pas les milliers de Casques bleus déployés dans le pays.

Cette décision est prise au moment où le pays est plongé dans une grave crise politique, dans la foulée de l'élection présidentielle contestée du 28 novembre dernier.

La Commission électorale indépendante (CEI) a déclaré l'opposant Alassane Ouattara vainqueur, avec 54 % des suffrages exprimés. Ce résultat est reconnu par l'ONU et par l'essentiel de la communauté internationale.

L'envoyé spécial de l'ONU en Côte d'Ivoire, Choi Youn-jin, a d'ailleurs assuré mardi devant le Conseil de sécurité des Nations unies qu'Alassane Ouattara avait remporté l'élection « avec une nette avance » sur Laurent Gbagbo.

Le Conseil constitutionnel, qui est dirigé par un proche du président sortant Laurent Gbagbo, a cependant annulé 500 000 votes provenant de bastions connus d'Alassane Ouattara, dans le nord du pays, et a déclaré M. Gbagbo victorieux, avec 51 % des votes.

Le Conseil soutient que la commission électorale indépendante a perdu toute autorité en la matière en déclarant les résultats officiels jeudi, plutôt que mercredi, comme l'exige la Constitution.

M. Gbagbo et M. Ouattara ont tous deux prêté serment et annoncé la composition de leur gouvernement.

L'ancien président sud-africain Thabo Mbeki a entrepris une médiation dans ce dossier, au nom de l'Union africaine.

En 2005, M. Mbeki avait convaincu M. Gbagbo de valider la candidature présidentielle de M. Ouattara. Son inéligibilité pour « nationalité douteuse », qui l'avait exclu du scrutin de 2000, est au coeur de la crise ivoirienne.

La guerre civile qui a suivi, et qui s'est soldée par la partition du pays, s'est conclue en 2007 par la signature d'un accord de paix. L'élection présidentielle tenue cet automne devait précisément concrétiser cette réconciliation.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters