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Le parti au pouvoir vers une victoire contestée

Une Égyptienne vote dans un bureau de scrutin du Caire.

Une Égyptienne vote dans un bureau de scrutin du Caire.

Photo : AFP / Khaled Desouki

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2010 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les Égyptiens étaient appelés aux urnes dimanche pour le second tour des élections législatives, dont l'issue ne fait plus aucun doute, le Parti national démocrate (PND) du président Hosni Moubarak étant appelé à remporter une victoire écrasante.

Les deux principaux mouvements de l'opposition boycottent en effet le scrutin. Les Frères musulmans et le parti libéral Wafd ont tous deux dénoncé des fraudes à grande échelle et un simulacre de démocratie. Les États-Unis ont également critiqué les conditions de la consultation et les arrestations d'opposants.

Des affrontements armés dans le nord et le sud de l'Égypte ont été rapportés dimanche.

Au premier tour, 209 candidats du Parti national démocrate ont été élus. Cela représente presque la moitié des 508 sièges de l'Assemblée du peuple.

Du côté de l'opposition, le Wafd n'a obtenu que deux sièges. La situation est pire encore pour les Frères musulmans dont aucun candidat n'a été élu. Pourtant, lors des élections précédentes en 2005, la formation politique, officiellement interdite en Égypte, avait remporté plus d'un cinquième des sièges du Parlement en faisant élire des candidats qui se présentaient comme indépendants. Elle s'était ainsi imposée comme la première force d'opposition du pays.

Selon les autorités égyptiennes, le taux de participation au premier tour s'élevait à 35 %, mais des observateurs indépendants l'ont plutôt chiffré à 15 %.

De nombreux témoins ont observé à cette occasion de multiples violations, comme du bourrage d'urnes et de l'intimidation d'électeurs par des mercenaires engagés par le PND. Les ONG comme les médias ont rapporté tout au long de la semaine de nombreuses irrégularités en faveur du PND.

Hosni Moubarak, au pouvoir depuis 29 ans, a 82 ans, et on le dit malade depuis son hospitalisation de mars dernier en Allemagne. Une élection présidentielle doit avoir lieu d'ici un an.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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