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Le PQ veut « dépoussiérer » la définition des briseurs de grève

Des employés en lock-out du <i>Journal de Montréal</i>, en mai 2010.

Des employés en lock-out du Journal de Montréal, en mai 2010.

Photo : La Presse canadienne / Ryan Remiorz

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2010 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le Parti québécois a déposé, vendredi, un projet de loi visant à amender les dispositions antibriseurs de grève du Code du travail.

Le document, déposé par le porte-parole de l'opposition officielle en matière de travail, le député de Beauharnois, Guy Leclair, propose de tenir compte des effets des changements technologiques dans la définition d'un briseur de grève.

Après 33 ans, il est temps de dépoussiérer les dispositions antibriseurs de grève et de les actualiser.

Une citation de :Le député péquiste Guy Leclair

De nos jours, avec Internet, il est possible pour un briseur de grève de ne pas traverser des piquets de grève pour réaliser le travail d'un employé en grève ou en lock-out. Dans l'état actuel des choses, croit M. Leclair, l'équilibre des forces en présence est rompu, au profit des employeurs.

Le projet de loi 399 veut interdire à un employeur d'utiliser les services ou le travail d'une personne qui se trouve à l'extérieur d'un établissement touché par une grève ou un lock-out pour remplir les fonctions d'un salarié impliqué dans le conflit.

Il fait suite à une motion invitant le gouvernement à moderniser le Code du travail, adoptée à l'unanimité à l'Assemblée nationale en septembre dernier.

La ministre du Travail, Lise Thériault, a dit qu'elle étudiait le dossier, sans plus.

Quebecor montré du doigt

Québec solidaire a appuyé la démarche péquiste. En point de presse, le député Amir Khadir a plaidé que le projet de loi aurait le mérite d'éviter à l'avenir un lock-out comme celui qui perdure depuis près de deux ans au Journal de Montréal et qu'il a qualifié de « sauvage ».

Claudette Carbonneau, la présidente de la CSN, la centrale qui représente les employés en lock-out du quotidien, a dit accueillir avec enthousiasme le projet. L'heure est venue de dénoncer les « briseurs de grève de nature électronique », a-t-elle ajouté. S'il devenait réalité, a-t-elle soutenu lors d'une conférence de presse, cela aurait pour effet d'empêcher des employeurs comme Quebecor d'utiliser les trous de la loi « de façon éhontée ».

Selon elle, la modernisation du Code du travail ne doit toutefois pas servir de prétexte à ouvrir la porte au « chantage » des employeurs qui voudraient en profiter pour revoir certaines dispositions qu'ils jugent trop contraignantes.

Quelques minutes plus tard, le Conseil du patronat demandait au gouvernement, dans un communiqué, « d'entreprendre une réforme en profondeur de l'ensemble du régime de relations du travail au Québec ».

Rappelons que la semaine dernière, des représentants du PQ et de Québec solidaire ont déposé à l'Assemblée nationale la moitié d'une pétition de 20 000 noms en faveur du boycottage du Journal de Montréal.

Les députés libéraux ont par ailleurs accepté d'entendre en commission parlementaire, dès janvier, les auteurs de deux pétitions qui demandent au gouvernement d'agir dans ce conflit. Le patron de Quebecor, Pierre Karl Péladeau, sera aussi invité à témoigner devant cette commission.

Lors de son dernier congrès, en août, la commission jeunesse du PLQ a fait adopter une résolution rappelant l'importance de moderniser la loi antibriseurs de grève.

Avec les informations de La Presse canadienne

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