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Hausse des infections transmises sexuellement à Montréal

Seringues

Des seringues.

Photo : La Presse canadienne / AP/David Guttenfelder

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2010 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La Direction de la santé publique de Montréal a enregistré une hausse importante des infections transmises sexuellement et par le sang (ITSS), notamment la syphilis et l'hépatite C.

Lors d'une rencontre avec des journalistes, jeudi, le directeur de la santé publique, Richard Lessard, a parlé d'« augmentations fulgurantes » de certaines infections, de « proportions alarmantes » et de « ravages » sur toute l'île de Montréal.

Les cas de syphilis, pratiquement disparus, étaient 40 fois plus nombreux en 2009 qu'en 2000.

Par ailleurs, 68 % des utilisateurs de drogues injectables seraient infectés par l'hépatite C, alors que 25 % l'ignoreraient et risqueraient, par conséquent, de contaminer d'autres personnes.

Sur un autre registre, la direction de la santé publique indique que 15 % des hommes ayant des relations sexuelles avec d'autres hommes seraient infectés par le VIH et 13 % d'entre eux l'ignoreraient. Par conséquent, ils risqueraient de contaminer d'autres personnes.

Devant cette situation alarmante, les autorités de la santé publique ont commencé à modifier leurs pratiques.

Ils vont entrer en communication avec les personnes « à risque », car celles-ci ne fréquentent pas nécessairement le système de santé. Cette démarche a pour objectif de dépister différemment ces personnes.

La direction de la santé publique a décidé d'implanter d'ici l'été 2011 une « charte saunas » comme il en existe en France et en Angleterre.

Par ce document, les propriétaires et gérants de saunas s'engagent à promouvoir des pratiques sexuelles sécuritaires.

Mais avant même l'édition de cette charte, un infirmier et un intervenant d'un groupe communautaire se rendent dans des saunas de Montréal pour vacciner, faire du dépistage, et accroître l'accès au matériel de prévention.

Parmi les nouveaux moyens envisagés, la Direction de la santé publique compte augmenter le nombre de seringues propres.

On sait que présentement, on distribue à Montréal un million de seringues pour diminuer le problème. On estime qu'il y aurait 15 millions d'injections de drogue chez les utilisateurs de drogues intraveineuses par année, ce qui laisse penser qu'il faudrait mettre en circulation jusqu'à 15 millions de seringues pour augmenter la capacité de protection, donc diminuer la transmission de la maladie.

Dr Richard Lessard

La création d'un centre d'injection supervisée est également envisagée, mais le Dr Lessard souligne qu'il faudra tâter le terrain au préalable.

Le Dr Lessard estime que les centres d'injections supervisées ailleurs ont apporté « des résultats extrêmement intéressants ».

Avec les informations de La Presse canadienne

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