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Un référendum, clé de l'appui du Hamas à la paix?

Ismaïl Haniyeh

Ismaïl Haniyeh

Photo : AFP / Mohamad Alostaz

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2010 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le chef du gouvernement du Hamas à Gaza, Ismaïl Haniyeh, a affirmé mercredi que son mouvement respecterait les termes d'un accord de paix avec Israël s'il était approuvé par référendum.

Cette déclaration, formulée lors d'une rencontre avec des représentants des médias étrangers à Gaza, témoigne d'un changement dans la position du groupe islamiste palestinien. Le Hamas a en effet plus d'une fois appelé le président Mahmoud Abbas, dont il conteste la légitimité, à cesser les négociations avec Israël.

Le mouvement avait déjà exprimé des positions semblables au cours d'entretiens avec des visiteurs étrangers, sans jamais les assumer publiquement.

« Le mouvement respectera le résultat d'un référendum populaire sur tout accord, même si les résultats contredisent les convictions politiques du Hamas, et c'est le plus haut degré de la démocratie. »

— Une citation de  Ismaïl Haniyeh

« Nous acceptons un État palestinien avec entière souveraineté sur les territoires occupés en 1967 et Jérusalem pour capitale, et une solution à la question des réfugiés », a cependant réitéré le chef du gouvernement du Hamas à Gaza.

M. Haniyeh a de nouveau mis en doute les chances de réussite des négociations de paix entre Mahmoud Abbas et Israël, arrêtées en raison des différends sur la colonisation israélienne en Cisjordanie et à Jérusalem-Est. « Il n'existe pas de solution à deux États sur le terrain [...] Israël veut à la fois la terre, la paix et la sécurité, et cela n'est pas possible », soutient-il.

Un responsable israélien, qui a tenu à conserver son anonymat, a réagi à ces déclarations en affirmant que M. Haniyeh n'avait pas clairement dit que le Hamas mettrait un terme à son conflit avec Israël.

« Jamais [le Hamas] ne dit qu'un État palestinien vivant à côté d'Israël serait suffisant pour eux, ils disent plutôt qu'ils l'accepteront », a-t-il déclaré à l'Agence France Presse. « Ils ne disent pas non plus qu'ils seraient prêts à vivre avec Israël après cela. [...] Au bout du compte, ils sont attachés à un État islamique palestinien qui remplacerait Israël », a-t-il ajouté.

Avec les informations de Agence France-Presse

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