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Julian Assange recherché par Interpol

Julian Assange, le fondateur de WikiLeaks
Julian Assange, le fondateur de WikiLeaks Photo: AFP / Leon Neal

Le fondateur de WikiLeaks a été placé par Interpol sur la liste des personnes les plus recherchées. Cette notice, mise en ligne mardi sur le site Internet d'Interpol, devrait rendre plus difficiles les déplacements internationaux du fondateur de WikiLeaks.

L'organisation internationale de police établie à Lyon, en France, a émis une « notice rouge » contre Julian Assange, qu'elle veut arrêter pour l'interroger après qu'un mandat d'arrestation international pour viol ait été émis par la Suède.

Julian Assange, qui reste très discret sur ses déplacements et ses lieux de résidence, est notamment soupçonné de viol et d'atteinte à la pudeur.

Ces allégations, qu'il a niées à plusieurs reprises, ont été portées contre lui à la suite de rencontres avec deux femmes, lors d'une visite en Suède en août dernier. La police suédoise avait annulé l'avis de recherche pour rouvrir le dossier quelques semaines plus tard.

Entrevue exclusive

Julian Assange a par ailleurs accordé une entrevue exclusive au magazine américain Time, mardi, dans laquelle il affirme que Hillary Clinton devrait démissionner.

Joint par l'entremise du service de téléphonie Skype, à partir d'une destination inconnue, le fondateur de WikiLeaks a déclaré qu'« elle devrait démissionner s'il peut être prouvé qu'elle était responsable d'avoir chargé des figures diplomatiques américaines d'espionner des membres des Nations unies, ce qui entre en violation avec les engagements internationaux auxquels les États-Unis ont adhéré ».

Interrogé sur WikiLeaks, à savoir si le site Internet contrevient à la loi, M. Assange a répondu qu'en quatre ans d'existence, « on a eu plus de cent attaques légales différentes et on est sortis victorieux dans toutes ces causes ».

Il est très important de se rappeler que la loi n'est pas simplement ce que les gens puissants veulent que les autres croient. [...] La loi n'est pas ce que Hillary Clinton dit.

Julian Assange

Julian Assange a aussi confirmé que les institutions financières feront partie de ses prochaines cibles, incluant des banques et des multinationales.

Il a d'ailleurs révélé au magazine Forbes que les documents qui seront dévoilés sur les banques, possiblement au début de 2011, révéleraient « la façon dont ces entreprises se comportent au niveau exécutif, de sorte à entraîner des enquêtes et des réformes ».

Branle-bas aux États-Unis

Le porte-parole du département d'État, Philip Crowley, a annoncé que l'accès à certaines communications du Pentagone avait été bloqué temporairement, après que le président Obama eut ordonné aux agences gouvernementales américaines, lundi, de réexaminer les procédures de protection des informations classées.

« Des mesures sont entreprises pour corriger les faiblesses du système qui ont été mises à jour par cette fuite », a déclaré M. Crowley, qualifiant Julian Assange d'« anarchiste ».

L'ancienne candidate républicaine à la vice-présidence, Sarah Palin, a dénoncé l'« incompétence » de l'administration Obama et appelé les États-Unis à traiter WikiLeaks comme une organisation terroriste en gelant les avoirs de ses employés.

Sur le réseau Facebook, Sarah Palin a écrit qu'elle se demandait si les États-Unis avaient réclamé à l'OTAN et l'Union européenne de démanteler le site et si tous « les cyberoutils à notre disposition ont été utilisés pour [le faire] ».

Avec les informations de Associated Press, et Reuters