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Jean Lapointe prend sa retraite de la politique

Jean Lapointe

Jean Lapointe

Photo : La Presse canadienne / Pawel Dwulit

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2010 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Après neuf ans au Sénat du côté des libéraux, Jean Lapointe se retire de la vie politique. Il doit prendre sa retraite conformément à la loi qui oblige les sénateurs à délaisser leur siège lorsqu'ils atteignent 75 ans.

Interrogé par Daniel Lessard dans le cadre de l'émission Les Coulisses du pouvoir, Jean Lapointe évoque entre autres son seul regret politique, sa lassitude des « magouilles » et son constat des deux solitudes.

L'utilité du Sénat

Le sénateur, qui a d'abord été pendant 45 ans imitateur, chanteur et comédien, a une haute estime du Sénat. « C'est l'ange gardien de la population, des minorités et des démunis », dit-il. Il aime surtout lorsque des projets de loi arrivent aux comités, où la partisanerie peut s'estomper pour faire place à la logique.

Il déplore toutefois le temps perdu dans certaines procédures. « On a besoin d'une réforme du Sénat parce qu'il y a trop de pertes de temps. Il y a sûrement une façon d'accélérer les procédures. »

Il propose également que les candidatures de sénateurs soient d'abord évaluées par un panel de personnalités apolitiques, avant de passer par le bureau du premier ministre. Il estime que cela empêcherait le favoritisme.

Le seul regret des neuf ans de politique de Jean Lapointe est le fait que son projet de loi sur le retrait des appareils de loteries vidéo des bars et des restaurants ait été relégué aux oubliettes.

Passé en première lecture, il a ensuite été « mis en dessous de la pile » par les conservateurs à leur arrivée au pouvoir. Jean Lapointe souhaite que le retour des libéraux le remette en selle.

Deux identités, deux mondes

Celui qui a gagné un prix Jutra en 2005 pour meilleur acteur de soutien (Le dernier tunnel) a découvert à Ottawa une réalité qui lui était inconnue.

« Je ne connaissais pas les deux solitudes, explique-t-il. Ça m'a chagriné un petit peu. Je sais qu'il y a des anglophones qui ne nous aiment pas beaucoup, mais comme nous, il y a certains anglophones qu'on n'aime pas beaucoup. »

« Mais quand t'es pris dans le bateau à vivre avec eux autres,ce n'est pas la même chose. Puis là, je m'aperçois qu'on ne pense pas pareil, on n'est pas faits pareils. Nous autres on est latins, bouillants, eux autres c'est stoïque, mais c'est hypocrite aussi. »

En entrevue avec la Presse canadienne, il se dit ébranlé dans ses convictions politiques. « Je ne suis pas souverainiste pour l'instant, mais il n'est pas dit que je ne le serai pas dans deux ans », affirme-t-il.

Les compressions dans les subventions à la culture ont choqué Jean Lapointe. « Harper, lui, la culture, c'est la culture des navets qu'il connaît, ajoute-t-il à l'agence de presse. Qu'il cultive ses navets et qu'il laisse la culture à des gens qui sont plus compétents que lui. »

Jean Lapointe reprendra sa vie d'artiste dès la fin janvier aux côtés de Jérôme Lemay dans Le grand retour des Jérolas. Leur duo né en 1955 a duré 15 ans.

Jean Lapointe gagne le Jutra du meilleur acteur de soutien en 2005 pour « Le dernier tunnel ».Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Jean Lapointe gagne le Jutra du meilleur acteur de soutien en 2005 pour «Le dernier tunnel».

Photo : La Presse canadienne / François Roy

Avec les informations de La Presse canadienne

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