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La Canada sollicité en cas de guerre en Corée?

Un char sud-coréen sur l'île de Yeonpyeong

Photo : AFP / Dong-A Ilbo

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2010 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des documents fédéraux obtenus par La Presse canadienne (PC) indiquent que le Canada pourrait être sollicité au plan militaire si un conflit éclatait dans la péninsule coréenne. Mais selon l'expert britanno-colombien Paul Evans, bien que cette possibilité soit réelle, la probabilité d'une telle implication est faible.

Une note obtenue par la PC rédigée l'an dernier et destinée au ministre de la Défense nationale, Peter MacKay, rappelle que le Canada avait intégré la force militaire de l'ONU à l'époque de la guerre de Corée (1950-53), l'UNC (United Nations Command).

La note explique qu'en cas de déclenchement d'un nouveau conflit, les États-Unis et la Corée du Sud seraient les principales armées impliquées dans une éventuelle guerre. L'UNC serait alors sous le commandement de Washington et Séoul.

Les Corées du Nord et du Sud sont en principe toujours en guerre. Une commission militaire de l'ONU surveille la zone démilitarisée séparant les deux pays, d'une longueur de 243 kilomètres, pour faire respecter l'armistice conclu en 1953.

Les deux pays emploient une rhétorique guerrière depuis un bombardement nord-coréen survenu mardi dernier sur l'île de Yeonpyeong, qui a fait quatre morts. Des exercices militaires conjoints des États-Unis et de la Corée du Sud, déjà prévus avant les derniers événements, doivent débuter dimanche en mer Jaune.

Probabilité faible, bien que réelle

Selon le directeur de l'institut d'études asiatiques de l'Université de Colombie-Britannique, Paul Evans, il est peu probable que la péninsule coréenne soit au bord d'une véritable crise militaire.

Et même si c'était le cas, le poids de la Russie et surtout de la Chine au sein du Conseil de sécurité de l'ONU, les deux pays y possédant un droit de veto, rendrait difficile une implication de l'UNC.

Toutefois, selon M. Evans, il n'est pas impossible qu'un bâtiment de guerre canadien puisse se retrouver dans les eaux sud-asiatiques au cours des prochains mois. Il pourrait s'ajouter à une flotte américaine ou encore participer aux efforts internationaux contre d'éventuelles manoeuvres navales nord-coréennes.

Des fonctionnaires fédéraux contactés par La Presse canadienne ont d'ailleurs indiqué que le Canada n'avait reçu aucune demande quant à une éventuelle implication militaire dans la péninsule coréenne. La présence du Canada y est d'ailleurs limitée à un colonel et un sergent au sein de l'UNC, un attaché à Tokyo et un major au sein d'un institut militaire sud-coréen.

Le premier ministre Stephen Harper a condamné cette semaine le bombardement nord-coréen, tout comme plusieurs autres chefs d'État et de gouvernement. Le mois dernier, le Canada a cessé tout contact bilatéral avec le régime de Corée du Nord.

Avec les informations de La Presse canadienne

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