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Exclusif

Les entreprises canadiennes profitent du marché du carbone

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2010 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Même si la Bourse des crédits du carbone de Chicago a annoncé qu'elle mettrait fin à l'essentiel de ses activités en 2010, les occasions d'affaires restent nombreuses dans l'économie du carbone au Canada.

Plusieurs régions de l'Amérique du Nord s'apprêtent à créer des marchés du carbone, à l'image de l'Union européenne, qui a créé le sien en 2005.

Dès janvier 2012, le Québec, l'Ontario, la Colombie-Britannique et la Californie vont adhérer à l'un de ces marchés, la Western Climate Initiative.

À partir de cette date, les grands émetteurs de gaz à effet de serre devront limiter leurs émissions.

« Ces mesures concernent toutes les entreprises qui émettent plus de 25 000 tonnes. Cela comprend les alumineries, les cimenteries, les entreprises de pâtes et papiers et de métallurgie », affirme Myriam Blais, coordonnatrice environnement et changements climatiques au ministère du Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation du Québec.

Les entreprises qui dépassent leurs quotas devront diminuer leurs émissions ou acheter des crédits du carbone pour compenser.

Des crédits de carbone rentables

Certaines entreprises québécoises profitent déjà de cette nouvelle économie du carbone grâce au marché européen.

Biothermica de Montréal capte annuellement 200 000 tonnes de gaz à effet de serre émis par un site d'enfouissement au Salvador, qu'elle transforme en énergie. Elle obtient ainsi des crédits qu'elle revend en Europe, entre autres au Luxembourg, pour plus de 3 millions de dollars chaque année.

Des entreprises spécialisées voient dans ce nouveau marché plusieurs occasions d'affaires.

Par exemple, L2I Solutions financières de Montréal achète des crédits de carbone, les conserve pendant un certain temps et les revend à un prix plus élevé à des acheteurs finaux, explique le vice-président au financement alternatif de l'entreprise, Yves Legault.

La Bourse du carbone de Montréal, qui tourne au ralenti actuellement, mise d'ailleurs sur cette nouvelle réglementation pour augmenter son volume de transactions.

La Banque mondiale estime que le marché mondial du carbone totalise 144 milliards de dollars.

Avec le reportage de Francis Labbé

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