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Un complot islamiste déjoué en Belgique

Un des lieux, à Anvers, où des présumés terroristes ont été interpellés.
Un des lieux, à Anvers, où des présumés terroristes ont été interpellés. Photo: AFP / Dirk Waem
Radio-Canada

Une enquête internationale a permis de démanteler un réseau islamiste lié à la Tchétchénie et soupçonné de préparer un attentat en Belgique.

Onze personnes ont été interpellées, principalement à Anvers, mais aussi aux Pays-Bas et en Allemagne, au terme d'une enquête commencée fin 2009, à l'initiative de Bruxelles.

La justice belge a précisé que plusieurs autres personnes avaient déjà été arrêtées en Espagne, au Maroc et en Arabie saoudite, dans le cadre de cette même enquête.

La cible des présumés terroristes n'est pas connue. Il semble que ces derniers ne l'avaient pas encore déterminée. La Belgique abrite notamment les institutions de l'Union européenne et le siège de l'OTAN.

Les suspects appréhendés, de nationalité belge, néerlandaise, marocaine et russe (d'origine tchétchène) sont aussi soupçonnés de recruter des aspirants djihadistes et de financer une organisation terroriste en territoire tchétchène, l'Émirat du Caucase.

Il s'agit d'une nouvelle forme de collaboration entre des islamistes établis en Belgique et des Tchétchènes, ces derniers se chargeant principalement des questions logistiques comme l'acheminement de volontaires, a expliqué à l'Agence France Presse une porte-parole du parquet.

Doublé antiterroriste

Ce coup de filet antiterroriste coïncide avec l'interpellation d'une quinzaine de personnes à Bruxelles dans les milieux islamistes gravitant autour du Centre islamique belge Assabyle.

Plusieurs de ces personnes sont soupçonnées d'être impliquées dans le recrutement et l'envoi de candidats djihadistes vers l'Irak ou l'Afghanistan, explique le parquet belge.

Le centre Assabyle est considéré depuis le début des années 1990 comme un foyer du radicalisme islamique en Belgique.

L'un de ses responsables, l'imam Bassam Ayachi, avait été arrêté en Italie en novembre 2008 dans le cadre d'une enquête antiterroriste. Les interpellations à Bruxelles ont notamment pour origine des informations obtenues par la justice italienne.

Bassam Ayachi avait notamment fréquenté en Belgique l'un des assassins du commandant afghan Massoud, le Tunisien Abdessatar Dahmane.

Le parquet belge ne prévoit pas procéder à de nombreuses inculpations dans ce dernier dossier.