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Attaque contre les révélations de CBC sur l'enquête Hariri

Daniel Bellemare

Le procureur du Tribunal spécial sur le Liban, Daniel Bellemare

Photo : AP/Bas Czerwinski

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2010 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le procureur du tribunal spécial pour le Liban a ajouté sa voix à celle du premier ministre Saad Hariri pour dénoncer l'enquête de la CBC qui fait état d'une implication du Hezbollah dans l'attentat de 2005 contre l'ex-premier ministre Rafic Hariri.

Daniel Bellemare soutient que les informations diffusées par la société d'État canadienne « peuvent mettre la vie de certaines personnes en danger ».

Le bureau du procureur a par ailleurs rappelé qu'il ne commentait pas les questions liées à l'enquête du tribunal sur la mort de l'ex-premier ministre. Cette décision « se fonde sur des considérations de la plus haute importance touchant à l'intégrité de l'enquête et à la sécurité des victimes, témoins et suspects et du personnel », a-t-il souligné.

Selon les révélations de la CBC, l'ONU a tenté de cacher des documents incriminant le Hezbollah dans l'attentat contre Rafic Hariri.

Ces documents montrent aussi du doigt le colonel Wissam al-Hassan, actuel chef des renseignements de la police libanaise, très proche de Saad Hariri. En 2005, il était le chef de la sécurité de Rafic Hariri, et le jour de l'attentat, il s'était absenté.

Le premier ministre libanais Saad HaririAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le premier ministre libanais Saad Hariri

Photo : AFP / STR

Plus tôt en journée, Saad Hariri, fils du défunt, avait balayé du revers de la main le reportage de la CBC et réitéré sa confiance en son chef des renseignements de la police.

« Nous avons une totale confiance dans le colonel Wissam al-Hassan. Il avait et a toujours notre totale confiance », a assuré le premier ministre dans un communiqué.

Les documents révélaient également l'existence d'un réseau de communication qui implique directement et indirectement le Hezbollah.

Saad Hariri a critiqué le reportage de la CBC qui, selon lui, nuit au processus judiciaire. « De manière générale, tout ce qui n'est pas publié officiellement par le Tribunal spécial pour le Liban (TSL), nous ne le commentons pas, a-t-il indiqué. Mais personnellement, j'estime que les fuites médiatiques ne servent pas la justice. »

Le TSL a été mis sur pied par les Nations unies en 2007 spécialement pour enquêter sur l'attentat à la camionnette piégée commis en février 2005 contre l'ancien premier ministre libanais. Le tribunal devrait déposer des accusations officielles dans quelques semaines.

Avec les informations de Agence France-Presse

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