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Un suspect nazi meurt avant son procès

Gardes nazis au camp de concentration de Belzec, en Pologne occupée, 1942

Gardes nazis au camp de concentration de Belzec en Pologne occupée, 1942

Photo : La Presse canadienne / AP Photos/Yad Vashem Photo Archive

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2010 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Samuel Kunz, 89 ans, formellement accusé d'implication dans la mort de 430 000 juifs pendant la Deuxième Guerre mondiale, est décédé à son domicile, en Allemagne, le 18 novembre. La nouvelle a été transmise par le tribunal de Bonn lundi. Il attendait son procès prévu en février.

Le Centre Simon-Wiesenthal l'avait placé au troisième rang des suspects nazis les plus recherchés. Efraim Zuroff, directeur de l'Institut, a exprimé « l'incroyable frustration » qu'il ressentait de voir l'homme disparaître avant son procès.

« Le fait que Samuel Kunz ait vécu en Allemagne sans être poursuivi pendant tant de décennies est le résultat d'une politique de poursuites inadéquate ayant pratiquement ignoré les auteurs de l'Holocauste qui n'étaient pas des officiers », a-t-il déclaré à l'agence France Presse.

Il a appelé les autorités allemandes à accélérer le règlement des causes en cours afin que justice soit rendue.

Le nom de Samuel Kunz était régulièrement cité dans des rapports sur les crimes nazis de la Deuxième Guerre mondiale, mais l'homme, qui avait acquis la nationalité allemande, n'a jamais été inquiété. C'est lors de l'enquête sur un autre nazi suspecté, John Demjanjuk, que le dossier de Samuel Kunz avait été fouillé en profondeur.

Kunz est né en Union soviétique, de parents allemands. Il a servi dans l'armée russe avant d'être fait prisonnier par les Allemands. Il aurait été entraîné au camp de Trawniki et aurait servi comme garde au camp de Belzec, en Pologne occupée.

Les crimes reprochés à Kunz remontent à 1942 et 1943. Selon les procureurs, il aurait fait preuve « d'excès personnel » dans l'assassinat de 10 juifs en plus de collaborer à tout le processus d'extermination mis en place à Belzec.

Kunz avait admis avoir travaillé au camp de concentration nazi de Belzec, mais avait nié être personnellement impliqué dans des meurtres.

« Il était formellement accusé. Je pense que c'est très important, je ne minimiserais pas cela », a affirmé Efraim Zuroff, du Centre Simon-Wiesenthal. « Au moins, une petite part de justice a été rendue. »

Avec les informations de Associated Press, Agence France-Presse, et Reuters

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