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Mandat d'arrêt contre le fondateur de WikiLeaks

Julian Assange, en conférence de presse à Genève, le 4 novembre.

Julian Assange, en conférence de presse à Genève, le 4 novembre.

Photo : AFP / Fabrice Coffrini

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2010 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Recherché par la Justice suédoise en vertu d'un mandat d'arrêt international lié à des accusations de viol, Julian Assange, fondateur du site WikiLeaks, se trouvait jeudi matin à Londres et compte faire appel, selon son avocat au Royaume-Uni.

Julian Assange avait déjà fait savoir au début du mois qu'il comptait demander l'asile en Suisse et d'y installer ses activités.

Le mandat a été rendu public ce jeudi par le parquet suédois.

« J'ai demandé au tribunal de Stockholm d'arrêter M. Assange en son absence en raison de soupçons de viol et d'agression sexuelle », selon un communiqué de la procureure chargée du dossier, Marianne Ny.

« La raison de cette décision est que nous devons l'interroger », explique Mme Ny, responsable des crimes sexuels. « Jusque-là, nous n'avons pu le rencontrer pour mener à bien ces interrogatoires. »

Le tribunal de Stockholm doit maintenant se prononcer sur la demande de Mme Ny. Sa décision pourrait donner lieu, selon les médias suédois, à un mandat d'arrêt international.

Théorie du complot

Le mandat d'arrêt contre Julian Assange est le plus récent épisode d'une saga qui a commencé en août et qui donne lieu à des théories du complot. Julian Assange, qui nie tout, a lui-même dénoncé une manoeuvre du Pentagone destinée à détruire le site Internet qui les embarrasse.

« Je ne sais pas ce qui se cache derrière [ces accusations]. Mais on nous avait avertis que, par exemple, le Pentagone nous jouerait de vilains tours pour nous détruire », a-t-il déclaré en août au journal suédois Aftonbladet. « De plus, on m'avait mis en garde contre des pièges sexuels. », a-t-il précisé.

« Ce que je peux dire, c'est que je n'ai jamais eu, ni en Suède ni dans aucun autre pays, de relation sexuelle d'une manière qui ne soit pas conforme à la volonté des deux », avait-il poursuivi.

Le suite d'une saga

Tout a commencé le 20 août, lorsque deux femmes âgées de 25 à 35 ans se sont adressées à la police suédoise pour rapporter leur agression, mais sans porter plainte. Les autorités ont cependant jugé les allégations assez importantes pour saisir la justice.

Un mandat d'arrêt contre Julian Assange a alors été lancé à la demande de la procureure Marie Häljebo Kjellstrand. Moins de 24 heures plus tard, la procureure générale, Eva Finne, avait toutefois annulé le mandat, faute de preuves.

Une des supposées victimes se serait retrouvée avec Julian Assange dans un appartement du quartier Södermalm, à Stockholm. Elle a raconté avoir été victime d'agression. L'autre femme affirmait avoir été violée dans une autre ville dans la même soirée, à Enköping.

WikiLeaks a provoqué une vive controverse en août, quand il a publié des documents militaires classés secrets liés aux guerres d'Irak et d'Afghanistan. D'autres documents ont été publiés il y a un peu moins d'un mois.

La publication de ces documents choque le Pentagone, qui craint que les informations qui s'y trouvent ne nuisent à ces opérations. Certaines informations révélées par WikiLeaks s'avèrent en outre embarrassantes pour l'armée américaine.

Avec les informations de Agence France-Presse

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