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La santé publique lance un appel à la prudence

Les audiences du BAPE à Longueuil
Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2010 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Trois directions de la santé publique lancent un appel à la plus grande prudence quant à l'exploitation du gaz de schiste, même si leurs directeurs ne demandent pas l'imposition d'un moratoire.

Dans leur mémoire présenté mercredi à l'enquête du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE), à Longueuil, les représentants de la santé publique de la Mauricie-Centre-du-Québec, de Chaudière-Appalaches et de la Montérégie se sont dits embêtés parce qu'ils se penchent habituellement sur des projets qui sont clairs et connus.

La directrice de la santé publique de la Montérégie, Jocelyne Sauvé, a indiqué que s'il n'y avait pas de « grands problèmes de santé » qui seraient « impressionnants », il fallait « faire attention de la façon dont on met de l'avant cette industrie ».

Nous, ce que l'on recommande, c'est un développement très prudent.

Une citation de :Jocelyne Sauvé

Les producteurs agricoles

Pour leur part, l'Union des producteurs agricoles (UPA) entrevoit d'importantes retombées économiques pour leurs membres. L'UPA est d'ailleurs en train de négocier une entente-cadre avec l'industrie qui devrait normalement être bâclée au printemps 2011, rejetant ainsi la possibilité d'ententes individuelles avec les agriculteurs. Un seul puits pourrait ainsi rapporter à un agriculteur de 15 000 $ à 17 000 $ par année.

Toutefois, le président de l'UPA, Christian Lacasse, rappelle que « les terres agricoles sont déjà extrêmement limitées au Québec ». Ainsi, il n'est pas d'accord avec un développement débridé de l'industrie des gaz de schiste.

Québec solidaire persiste et signe

La présidente et porte-parole de Québec solidaire, Françoise David, a réitéré mercredi la demande d'un moratoire sur l'exploration et l'exploitation des gaz de schiste. Elle voit dans le développement actuel « une véritable insulte à l'intelligence des Québécois ».

Elle a aussi souligné que les révélations préoccupantes qui lient l'entourage du Parti libéral à l'industrie du gaz de schiste entretiennent le doute quant aux motivations du gouvernement dans ce dossier.

Les liens révélés par les médias semblent illustrer l'amitié et la complicité entre l'industrie gazière et le gouvernement du Québec, ce qui empêche Jean Charest et son équipe d'avoir un regard indépendant sur la question.

Une citation de :Françoise David

Dans une pétition déposée sur le site web de l'Asssemblée nationale par Amir Khadir, député de Québec solidaire, la démission du premier ministre libéral, Jean Charest, est réclamée notamment parce qu'il refuse « d'accéder à la demande populaire et des différents partis de l'opposition concernant la mise sur pied d'un moratoire sur les gaz de schiste ».

En début de soirée mercredi, plus de 157 000 personnes avaient signé cette pétition.

Avec des informations d'Étienne Leblanc et de Jean-Hugues Roy

Avec les informations de La Presse canadienne

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