•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Enquête sur la cause de l'explosion à Playa del Carmen

L'hôtel Grand Riviera Princess, après l'explosion.
L'hôtel Grand Riviera Princess, après l'explosion. Photo: La Presse canadienne / AP

Les autorités mexicaines poursuivent leur enquête pour comprendre ce qui a causé l'explosion survenue à l'hôtel Grand Riviera Princess, responsable de la mort de cinq Canadiens, dont un enfant, et de deux Mexicains.

L'explosion, qui a surpris les touristes tôt dimanche matin, a également fait une vingtaine de blessés.

Les premiers éléments d'enquête laissent penser qu'une accumulation de gaz naturel serait à l'origine de la violente explosion. Comme plusieurs autres hôtels de Playa del Carmen, le Grand Riviera Princess est construit sur des mangroves qui dégagent naturellement du gaz.

Selon les observateurs, les plans architecturaux de l'hôtel avaient prévu sous le hall une poche de vide hermétique dans lequel se serait accumulé le gaz jusqu'à ce qu'il explose sous l'effet de la compression.

Les experts tenteront de déterminer dans les prochains jours si d'autres explosions sont encore possibles. L'hypothèse d'un acte terroriste est écartée par les autorités mexicaines.

Un phénomène naturel ?

Les premiers éléments d'enquête laissent penser qu'une accumulation de gaz naturel serait à l'origine de la violente explosion.

Comme des responsables de l'hôtel affirment qu'il n'existe aucune conduite d'alimentation de gaz dans le secteur où la déflagration s'est produite, l'explication d'une source naturelle semble la plus crédible.

En effet, la décomposition de matières organiques présentes dans un marécage voisin et sous la plateforme sur laquelle est construit l'hôtel aurait peut-être créé une accumulation de gaz (probablement du méthane), qui se serait ensuite enflammé.

Les experts tenteront de déterminer dans les prochains jours si ce phénomène naturel est bien à l'origine de l'accident et si d'autres explosions sont encore possibles.

Dimanche, vers 9 h 30, une explosion a littéralement soufflé l'entrée et un salon de l'hôtel. Une partie du toit du restaurant s'est ensuite effondrée sur les personnes qui s'y trouvaient.

Outre les morts, six autres Canadiens figurent parmi la vingtaine de personnes blessées par la déflagration, a confirmé lundi le ministre des Affaires étrangères du Canada, Lawrence Cannon. Deux d'entre eux ont subi des blessures graves, a-t-il révélé.

On ignore quand les dépouilles seront rapatriées.

L'identité des victimes

Les cinq Canadiens qui ont perdu la vie sont : Christopher Charmont, 41 ans, et son fils de 9 ans John qui vivait en Alberta. Malcolm Johnson, 33 ans de Nanaimo, en Colombie-Britannique, Darlene Ferguson, 51 ans, de la région d'Edmonton, et Elgin Barron, 51 ans, de Guelph, en Ontario.

L'hôtel Grand Riviera Princess est un lieu de villégiature très fréquenté par les touristes canadiens, qui représentent environ 60 % de la clientèle de l'hôtel. Des Québécois se trouvaient également dans le complexe hôtelier lorsque la tragédie est survenue. Plusieurs d'entre eux sont rentrés dimanche soir au pays.

Des touristes rentrent au pays

Geneviève Lussier et sa soeur Véronique ont porté secours aux victimes.Geneviève Lussier et sa soeur Véronique ont porté secours aux victimes.

« Tout le bâtiment s'est effondré. Nous sommes ensuite entrées pour aller aider, on a sorti des gens... On a fait ce qu'on a pu avec ce qu'on avait », a raconté Geneviève Lussier, une jeune touriste, à sa descente d'avion.

« On l'a échappé belle! Nous étions censés manger au restaurant le matin. Nous avons changé d'idée à la dernière minute pour aller déjeuner à l'avant, pour faire changement », relate un autre touriste arrivé dimanche soir à Montréal.


Ottawa suit la situation de près

Le ministère des Affaires étrangères du Canada et le consulat du Canada à Playa del Carmen disent surveiller la situation de près et fournissent de l'aide consulaire aux citoyens canadiens, au besoin.

Des représentants du consulat canadien à Playa del Carmen sont présents à l'hôtel et dans les hôpitaux où se trouvent les Canadiens.

Par ailleurs, la compagnie aérienne Wesjest a affrété un avion supplémentaire vers Cancún afin de rapatrier les Canadiens qui désireraient mettre fin à leurs vacances. Des psychologues ont pris ce vol pour venir en aide à ceux qui en feraient la demande.

Les Canadiens qui ont des proches qui séjournent à l'hôtel peuvent contacter le ministère des Affaires étrangères au 1-800-387-3124.

Avec les informations de La Presse canadienne