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Gérard Deltell refuse de s'excuser

Le chef adéquiste Gérard Deltell

Le chef adéquiste Gérard Deltell

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2010 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le chef adéquiste refuse de s'excuser pour avoir qualifié le PM Jean Charest de « parrain » de la famille libérale. Il assure que ses propos étaient de nature politique et qu'ils n'ont pas dépassé sa pensée.

Le chef de l'Action démocratique du Québec, Gérard Deltell, refuse de s'excuser pour avoir comparé le premier ministre Jean Charest à un « parrain » de la famille libérale.

Il est inexact, a-t-il affirmé lundi matin sur les ondes du Réseau de l'information, de penser que ses propos ont dépassé sa pensée.

« Ça arrive, mais ce n'est pas le cas actuellement. Mon propos était politique, était strictement pas personnel et reposait sur des déclarations faites par des membres du Parti libéral eux-mêmes. C'est eux-mêmes qui ont qualifié leur parti de grande famille libérale. »

Mon propos était strictement de nature politique, ça réfère à la grande famille libérale, qui accueille des grands financiers à l'intérieur du bureau du premier ministre quand vient le temps de faire des nominations. C'est inacceptable ça.

Gérard Deltell

Le chef adéquiste est resté imperturbable quant à la possibilité que le premier ministre le poursuive en diffamation. « C'est sa décision, mais moi je pense que ce serait une erreur, affirme-t-il. Parce que le commentaire était uniquement de nature politique. »

M. Deltell dément avoir utilisé le mot « parrain » dans le sens mafieux du terme. « Chacun peut avoir sa lecture. Moi, je faisais référence à la famille libérale, à la grande famille libérale qui prend soin de ses enfants », a-t-il expliqué.

Au terme du Congrès du Parti libéral du Québec, le premier ministre a dit s'attendre à ce que M. Deltell « fasse le seul geste acceptable et se rétracte. Il a la journée pour le faire ».

M. Charest, qui a récemment entrepris une poursuite en diffamation contre son ex-ministre de la Justice, Marc Bellemare, a plaidé que « le dénigrement n'est pas un projet politique ».

« De la part de celui qui, il y a quelques semaines à peine, traitait un de ses adversaires de tête de slinky, je n'ai pas de leçon à recevoir de Jean Charest là-dessus », a rétorqué Gérard Deltell.

En mai dernier, le premier ministre a utilisé ce qualificatif pour parler du leader parlementaire du Parti québécois, Stéphane Bédard. Ces propos lui avaient valu une ovation de la part des députés libéraux.

Bien qu'il ait refusé de se rétracter, Gérard Deltell n'a pas répété le mot « parrain » en entrevue lundi matin. Il n'a pas davantage utilisé l'expression « loi du silence », également associée à la mafia, qu'il a employée dimanche pour illustrer la situation qui prévaut au Parti libéral.

La référence à l'omerta constituait une référence à la requête du délégué montréalais Martin Drapeau, qui demandé samedi la tenue d'une enquête publique sur l'industrie de la construction. Aucun des 500 militants présents samedi n'a appuyé l'idée d'en discuter, de sorte que la proposition est demeurée lettre morte.

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